Ma vie

J'ai été victime d'attouchements de la part de ma grand-mère jusqu'à l'âge de 12 ans, de violences physiques et verbales de la part de ma mère et ma grande soeur (mon père étant parti lorsque javais 4 ans).
Les violences allaient jusqu'à m'enfermer dans le placard des heures durant car " j'étais infernale, j'empêchais tout le monde de respirer !!!"
Et puis "elles" (ma mère et ma soeur, d'un commun accord) ont fini par me jeter de la chambre que je partageais avec ma soeur pour dormir par terre dans le salon... mes affaires étant restées dans la chambre de ma soeur, je ne pouvais y accéder puisque je n'avais pas le droit d'y entrer...
Je n'avais pas le droit non plus de marcher sur le même trottoir qu'elle pour aller à l'école, elle me réveillait la nuit à coups de livres sur la tête...; et ma mère me disait de me défendre !!!
Je précise que tout cela m'empêchait de grandir et de m'épanouir physiquement : il faut dire qu'à l'âge de 11 ans, je mesurais 1, 32 mètres et pesais 19 Kg, on pourrait rapidement faire le lien et dire que l'anorexie pointait le bout de son nez depuis la plus petite enfance !
Mais ce n'est pas tout, le voisin du dessus, un vieux qui battait sa femme et était alcoolique, emmenait mon chat dans la cave de l'immeuble pour boire et attendait que je vienne le chercher et puis il me chopait pour me tripotter, il m'asseyait sur sa table de travail, je me rappelle de tout, la façon dont ses outils étaient disposés sur le mur, son odeur d'alcool mêlée à la bave et à l'odeur de dents pourries.
Il me calait une jambe avec son ventre contre la table et me tenait par le haut du bras d'une main et me tripottait ma choupette de l'autre main.
Et je me laissais faire, pas au début, quand j'étais toute petite, je voulais lui donner des coups de pieds dans le ventre, je me rappelle de tout, je devais avoir 5 ans ou quelque chose comme ça, et puis après je me laissais faire.
Et puis le soir je prenais le bain avec ma mère et je la champouinais partout : le sexe, le nombril les seins.... ça a duré des années, c'était comme un rituel, j'en avais besoin, et elle se laissait faire....
Chemin faisant, je suis partie de la maison (trop de violence) à 15 ans, en vacances chez mon père (duquel j'ai été victime d'attouchements à l'âge de 4 ans et demi lors de vacances passées chez lui), Et puis au bout de deux mois il m'a foutu dehors "tu peux crever, je viendrais cracher sur ta tombe", qu'il m'a dit. Ma belle mère (âgée de 23 ans), m'a tabassée un bon coup devant lui, comme pour vérifier qu'il ne dirait rien....
Et je suis partie, sac-à-dos, errant (ça a duré des années).
Mais quelques mois après mon départ de chez mon père, un soir, alors que je logeais momentannément chez une copine (de beuverie), je suis rentrée un peu saoule et heureuse (j'avais quinze ans et demi), un homme est entré dans ma chambre et il m'a violée, j'avais fermé la porte à cléf mais il a passé son bras par le naco un peu plus haut.
J'ai eu très peur, j'ai cru que j'allais mourrir, je ne pouvais plus respirer, mais ça venait de dedans, dedans la gorge, je sais pas comment le dire autrement. J'ai eu aussi très très mal, la douleur a duré 2 semaines je ne sais plus très bien, c'était déchiré au niveau de ma choupette, ça saignait et la douleur se réveillait à chaque fois que je faisais pipi et que je me douchais.
Je n'ai pas porté plainte, j'avais peur qu'on me renvoie chez ma mère, j'étais perdue, j'ai pris mon sac et je suis repartie, j'ai tapé au hasard à plusieurs portes, et un couple d'homosexuels a accepté de m'héberger pour un mois. Je précise qu'à ce moment là j'étais à l'école bien sûr, en BEP secrétariat, les profs ne voyaient rien, je dormais dans la rue, dans des voitures, chez n'importe qui, par terre... et je me douchais dans les douches communes, je n'avais pas de livres mais je bossais bien, j'étais deuxième de la classe.
Je ne sais pas comment je faisais, ça venait tout seul (" la science infuse !!! ") J'ai eu la chance de tomber sur des gens qui abusaient un peu de ma gentillesse et de ma serviabilité mais pas de mon corps.
Cette errance a duré un peu plus de 7 ans, entre temps j'ai rencontré un mec avec qui j'ai "vécu" (erré) 4 ans, violent, alcoolique, mal dans sa peau. Puis je suis partie en afrique du sud pendant 4 mois, ça m'a permis de faire un peu le point et de me questionner sur mon avenir, c'est là que j'ai décidé de renter chez moi et de passer le concours d'entrée en formation d'éducatrice.
J'ai trouvé un boulot stable, pendant 3 ans qui me permettait de me poser et de préparer ce concours.
C'est là que j'ai rencontré un garçon avec qui je suis restée 3 ans, il était tellement gentil que je ne le supportais pas, ça m'éttoufait et je ne comprennais pas pourquoi " tant d'honneurs " pour une personne telle que moi (une pauv fille !!!), donc j'ai fait une dépression pendant un an.
Nous nous sommes séparés et là, grâce à cet homme, j'ai entrepris une thérapie, je suis entré en formation d'éducatrice 1 an après.
Donc rebelotte : déménager, démissionner, recommencer une nouvelle vie avec la formation, la thérapie, la galère car plus d'argent, perdu tous mes droits assedic puisque j'ai démissioné...
J'ai volontairement passé une multitude de détails : parmis lesquels de multiples agressions dont j'ai été victime pendant toutes mes années d'errance, agressions que je trouvais normales, puisque j'étais persuadée de ne mériter que ça.
En début de thérapie, les 6 premiers mois, tout allait "bien", trop bien, en fait je n'avais fait que gratter la première couche de vernis.
Restait donc l'essentiel, tout ce dont je n'avais pas réellement conscience, tout ce que je niais, les attouchements.
A cette époque, je préférais encore croire aux monstres, oui, je croyais que les nuits étaient pleines de monstres, que c'étaient eux qui mettaient leur mains dans ma culotte !!!!
Alors je suis devenue anorexique, je préférais ça plutôt que de dénoncer la relation incestuelle avec mon père et ma mère qui a nourrit mon enfance, je préférais ça plutôt que de dénoncer les attouchements de mémé la nuit lorsque je dormais dans son lit car elle ne me laissait pas d'autre choix.
Je préférais aussi ça plutôt que de dénoncer la violence morale et physique de ma soeur, l'isolement, les enfermements dans le placard, les coups, les humiliations.
La honte, l'impensable, tout ce que je ne pouvais pas dire et qui remplissait mon corps, à tel point que je me sentais vide. Alors qu'en fait j'étais pleine de vide, trop pleine de "vide d'amour", plus rien ne pouvait rentrer dans ce corps, rien.
Après être tombée à 39 kg pour un mètre 65, au mois de juin 2005, j'ai décidé de "me prendre en main" (aujourd'hui je dirai plutôt : "de prendre soin de moi") et depuis, je mange lamentablement quelques légumes vapeur le soir, toujours les mêmes, et parfois du poisson (vapeur aussi, on sait jamais des fois que je prendrais un gramme!!!!)
Mais que le soir, la journée je ne peux pas, je mange quelques fruits, je fais 2 h de sport par jour et je ne sais pas comment je tiens, mais en tout cas, j'ai arrêté de me faire vomir, et ça, c'est ma petite victoire, je n'en pouvais plus, il fallait que ça s'arrête, d'ailleurs, depuis que j'ai arrêté de vomir la nourriture, ce sont les mots qui sortent.
A moins que ce ne soit le contraire : depuis que je parle, j'ai arrêté de vomir, ça fait un an et demi maintenant.
Aujourd'hui, je ne suis pas plus heureuse, je ne dors pas plus la nuit, je suis toujours insomniaque, un peu angoissée, je ne veux plus qu'on me touche. 4 ans de thérapie et 4 ans que personne ne m'a touchée, pas même un coiffeur pour égaliser mes cheveux (qui m'arrivent aux fesses !).
Quoi qu'il en soit, je ne fais plus de cauchemars, j'ai compris que les monstres n'existaient pas et que ma mère n'est pas un ange, une chose sans sexe, idéale, idéalisable.
Oui, j'ai compris que c'était ma vie et qu'il allait falloir que je l'accepte une bonne fois pour toutes si je veux pouvoir vivre "normalement", c'est-à-dire : partager, m'ouvrir au monde extérieur. ça prendra peut-être 10 ans mais qu'importe !
J'ai coupé les ponts (définitivement?) avec ma famille le 29 août 2005, et j'ai fait une demande de changement de nom de famille, je ne peux porter plainte puisque ma grand-mère est morte et le vieux du dessus aussi.
Quant à une éventuelle plainte contre mes parents, ce n'est pas possible, le délai de prescription étant passé !!!! et oui, comme de nombreuses victimes d'inceste, je suis périmée !!!
Bon je stoppe là en espérant n'en avoir pas trop dit d'un coup, mais j'ai mis 28 ans à commencer à parler, aujourd'hui j'en ai 29 et quand j'en parle, ça sort tout d'un coup, mais ça me fait du bien et ça me laisse un peu de place pour les autres, pour les écouter.
Merci de prendre le temps de me lire, ça me fait du bien.

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lincestemavie

Mardi 20 février 2007
Rédigé le 08/10/2006 à 18:50 Finalement je suis assez contente de mon "affaire", les mamans ont accroché et mon projet à donné des idées à une collègue qui me propose de faire un atelier de massage de bébés avec moi. Nous mettrons ça en place le 16 octobre, j'ai hate ! Sinon j'ai envie de parler un peu de moi, enfin, un peu plus intimement quoi. Depuis un an et trois mois j'ai fait mes révélations, les révélations à propos des attouchements de mémé, du vieux du dessus et de papa, et puis les bains que je prenais avec maman jusqu'à 8 - 10 ans, à la champouiner de partout, son sexe, ses seins, tout partout, tous les soirs, comme un rituel dont je ne pouvais pas (plus) me passer. Et elle qui trouvait ça marrant... c'est d'un pathétique. Voilà un an et un mois que je ne lui parle plus, aucun regret, aucun remords, c'est bizarre, sans la thérapie, je crois que j'aurais tenu une semaine. Là il ne s'agit pas de "tenir" à proprement parler, mais plutot de quelque chose de nécessaire, quelque chose qui va de soi, comme si la question ne se posait pas, comme si je ne pouvais pas faire autrement. Depuis un an, je ne fais plus de cauchemars, merci la vie !!! Commentaires le fait d'en parler est un énorme pas vers le mieux être. C'est ce que je te souhaite sincèrement y'a vraiment des tordus sur cette terre et pauvre toi t'as touché le gros lot! c'est bien que tu puisses en parler ! Rédigé par: nefertiti | le 09/10/2006 à 17:50 Bonjour, Gaiia, c'est joli ton blog, j'aimerais bien le découvrir, donc, je vais venir temps en temps! Biz, Barbara Rédigé par: Carolita | le 22/11/2006 à 21:06
Par gaiia
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Mardi 20 février 2007
Rédigé le 09/10/2006 à 16:07 bon ben voilà, je suis un peu triste aujourd'hui. en fait, la semaine dernière, dimanche 1er octobre plus précisémment, mon petit chat n'est pas rentré le soir, et le lendemain matin, toujours pas de petit chat... ma chienne, Gaïa, boîte, je regarde sa patte arrière (elle a trois pattes) et elle est toute gonflée... je me rends illico presto chez le vétérinaire. celui-ci me dit qu'il n'y a rien de grave, mais en revanche, ce qui l'inquiète, ce sont ses kystes sur le dos et puis le fait qu'elle ait perdu du poids et puis sa morphologie qui a changé... : "Quel âge a-t-elle ?" "euh, 8 ans" (lui dis-je) "bon et bien elle se fait vieille, l'espérance de vie d'un bauceron va de 8 à 10 ans en moyenne" alors là, intérieurement, je me dis (heureusement que j'ai eu l'idée de prendre un petit chat" Une fois rentrée à la maison, qui je trouve devant chez moi ??? mon petit chat, mort écrasé ! Et puis aujourd'hui, sur les bons conseils du vétérinaire bienveillant (je l'aime bien, il est très gentil avec Gaïa et c'est un des rares qu'elle ne craint pas), je me décide à prendre rendez vous pour lui enlever ses kystes et les faire analyser pour voir si ce sont des tumeurs cancéreuses ou de simples kystes. Rendez-vous pris pour demain, j'ai peur. Gaïa, c'est ma "compagne", oui au sens du terme "compagnon", mon compagnon de galère, elle me suit partout depuis 8 ans. Lorsqu'elle a été écrasée par une voiture à l'âge de 6 mois, elle n'a pas bronché, les deux pattes étaient écrabouillées, il a fallu en emputer une et l'autre était complètement broyée, plus de peau sur toute une moitié de la patte, les os brisés... bref, inutile de faire un dessin. Je l'aie soignée pendant trois longs mois, deux pansements et bandages par jours, je lui ai enlevé les points de son amputation... autant dire que ça crée des liens. Notre relation est très fusionnelle, un simple regard suffit pour nous comprendre, pas besoin de parler, je ne l'aie jamais tapée, pas de laisse, elle me suit partout, elle m'attend toujours.... elle est toujours joueuse, à tel point que les gens croient qu'elle a un an. Tout le monde la connaît (forcément, un chien de 35 kg à trois pattes, ça ne passe pas inaperçu) Bon, voilà, je l'aime quoi !!! Je l'aime trop fort. Après demain, je vais lui faire une petite séance de photos maisons !!! pour la garder tout près de moi. Depuis quatre ans, je n'ai personne dans ma vie, je ne veux plus qu'on me touche, je me suis beaucoup isolée et en particulier depuis mes révélations d'attouchements, c'est ma manière à moi de récupérer mon corps (ce qui n'est pas gagné du tout) mais en même temps, Gaïa est la seule (personne j'allais dire) à être tout près de moi, toujours là, tous les jours. Parfois, si elle n'avait pas été là, je ne me serai pas levée du tout. Le vétérinaire m'a dit "de me préparer à sa future disparition". Il me dit que chez ce type de chiens, ça survient tout d'un coup, c'est pas comme les bergers allemands qui agonisent des années avant de mourrir. Elle, ma Gaïa, elle va tomber tout d'un coup, elle va tenir bon jusqu'au bout et puis paf, elle va mourrir d'un coup, sans prévenir. La première fois que je l'aie entendue pleurer (chouiner), c'est bien après son accident, le jour où j'ai ramené mon chéri à la maison !!!! C'était un petit témoignage d'amour pour elle. Commentaires une tite caresse à Gaia Rédigé par: nefertiti | le 09/10/2006 à 17:46 je partage cet amour des animaux, et comprends ton désarroi. Rédigé par: lomi lomi | le 09/10/2006 à 19:14 merci pour vos encouragements, j'y tiens vraiment à ma belle !!! ça y'est je l'aie déposée ce matin chez le vétérinaire, il a rasé partou où il y a des kystes, la voilà toute pleine de trous, avec ses trois pattes, elle a l'air fine !!! Et puis la bonne nouvelle, c'est que le vétérinaire venait de récupérer des petits chatons d'une semaine, il les a retrouvés dans une poubelle ! alors j'en ai adopté un, je lui donne le biberon, il est trop mignon ! Bonne journée à tous ! Rédigé par: gaiia | le 10/10/2006 à 07:47
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Mardi 20 février 2007
DATE: 10/10/2006 07:42:48 J'ai une question qui me paraît importante, en fait, je participe à un forum sur internet pour les victimes d'inceste, ça m'aide beaucoup car nos symptômes sont souvent similaires et nous nous comprenons vraiment. Quoi qu'il en soit, j'ai aussi envie de partager avec des gens qui n'ont pas forcément vécu ça, c'est pour ça que je veux vous poser cette question. Si cela vous gène, vous n'êtes pas obligé de répondre : Quel sentiment un parent peut-il éprouver à se laisser tripoter par son enfant jusqu'à l'âge de 8 - 10 ans ? Je veux dire que je me rappelle clairement, par exemple, que mon père faisait bouger son zizi et moi ça m'amusait, mais la triste conclusion de ce "jeu", c'est qu'il était en érection. S'il était en érection, cela veut dire qu'il y prenait du plaisir non ? Parfois ça me rend dingue, je me dis : non c'est pas possible, y'avait pas de plaisir, c'était que du jeu" ... et pourtant. Alors dites moi, je ne trouve rien d'anormal à prendre son bain avec son enfant, une fois de temps en temps, sans se toucher, ou bien de se montrer tout nu parfois ça arrive. Mais de le faire régulièrement, tous les soirs, tous les jours, quel est le sentiment qu'ils éprouvaient à ce moment là ? En fait, j'ai toujours banalisé tout ça, je n'osais pas en parler en pensant que l'on me dirait : "mais et alors ? tout le monde prend son bain avec son enfant et se laisse tripoter, toutes les grands-mères dorment avec leurs petits enfants et les tripotent..." J'avais à la fois honte de tout ça, et peur que les gens me jugent, qu'ils me prennent pour une folle ou bien qu'ils me disent que j'exagère, comme le faisait ma mère. Parfois, ma grand-mère me touchait les "tomates" (mes seins, j'avais 12 ans) devant ma mère et moi je râlais, et ma mère me disait : "oh, quand même, laisses toi faire, elle est vieille, elle comprend pas..." Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est ce qu'il se passait la nuit, quand elle me touchait ma choupette, qu'elle me fourrait ses doigts dedans, c'est dégoûtant. J'ai pris conscience de la gravité de tout ça en écoutant une émission de radio avec Françoise Dolto, elle disait : "surtout, ne laissez jamais les grands-parents dormir avec leurs petits enfants" Et moi ce jour là je me suis dit : "ben, pourquoi elle dit ça ? tous les grands parents dorment avec leurs petits enfants..." Et puis j'ai commencé ma formation d'éducatrice de jeunes enfants, alors là, j'ai vraiment compris ce qui se jouait à travers tout ça, tous ces actes, toutes les paroles et les comportements humiliants. Tous les coups, tant de ma soeur que de ma mère, elle avait peur que l'assistante sociale nous "enlève" (en fait, elle n'aurait fait que nous sauver), certains jours, j'avais tellement de bleus qu'elle ne m'emenait pas à l'école, ou bien elle me disait de mentir, de raconter n'importe quoi, que je m'étais battue avec ma soeur... ou que j'étais tombée. Depuis que j'ai parlé de tout ça en thérapie (j'ai quand même mis trois ans à "cracher le morceau", trois ans à tenter de prendre confiance, à parvenir à trouver les mots), je n'ai plus honte, mais malgré tout, la colère ne vient pas. C'est pour ça que j'ai envie de partager ça avec d'autres personnes, même si c'est pas drôle et que je préfèrerais parler de choses plus futiles. Mais j'ai besoin de la colère des autres, elle me fait du bien, vraiment. Bon, promis, je vais m'attarder à faire un sujet plus gai, plus joyeux, avec des belles photos !!! COMMENT: AUTHOR: l'espace d'un moment DATE: 10/10/2006 09:08:38 AM Tu peux aussi t'attarder sur des sujets moins gais, je te lis qu'en même. je n'ai pas d'enfants... je ne peux pas te répondre. ----- COMMENT: AUTHOR: alibi-bi DATE: 10/10/2006 10:31:14 AM Bonjour, Fanny(? c'est ça?)... Je viens d'arriver sur ton blog, et j'ai lu ta page 'à propos'!!!Et ben! Dis donc! Tu es bien jeune, et quelle histoire déja! Quelle force intèrieure tu dois avoir pour être debout malgré ce vécu on ne peut plus 'hard'... Pour ton sujet du jour, je considère (je suis mère de trois enfants: 1fille de 17 ans bientôt, 1 garçon de 13, et une p'tite dernière de 8)je considère donc que ce n'est pas 'grave' de se montrer nu à ces enfants, mais ils ont eux le choix évidemment d'être pudique, et lesmiens le sont! J'ai des amis qui prennent leur bain avec leurs enfants jusqu'à des ages que je trouve avancés, pour ma part, je ne l'ai fait qu'avec mes enfants tout petits, et encore assez peu car ce n'était pas aussi relaxant pour moi que de me baigner seule!! Il ne me viendrait pas à l'idée d'imposer quoique ce soit d'ordre 'corporel' à mes gosses! D'ailleurs ils ont chacun un caractère bien trempés et n'accepteraient pas!!! Et puis je suis pour le respect comme valeur essentielle à leur transmettre! Tu as raison je pense de venir poser des mots sur toutes ces souffrances endurées dans ton enfance, sans soutien d'aucun adulte sensé 'protégé' et 'encadré'!!Pour toi tout a été plutôt à l'inverse! Combien d'angoisses cela a-t-il pu générer lorsque tu étais encore petite!!Et combien d'idées fausses sur la vie cela a du te donner! Je suis assez bouleversée par ton histoire!Surtout lorsqu'arrivant à la fin de ta page de présentation j'ai compris que tu n'avais que 29 ans aujopurd'hui! Je t'embrasse adelphiquement et te souhaite bcp de courage et de bonheur dans la suite de ton parcours! Evelyne. ----- COMMENT: AUTHOR: coquelicot DATE: 10/10/2006 10:44:40 AM J'ai envie de te répondre Gaiia : ne cherches pas car il n'y a rien a trouvé ... Les parents qui font ça à leurs enfant sont des CRIMINELS !!! Le plaisir qu'ils éprouvent est un plaisir pervers-sadique et je le redis criminel !!! Il est, pour moi, inexplicable ! Il est impossible de le comprendre pour quelqu'un de SAIN !!! J'ai aussi été victime d'incestes (mon grand-père maternel et deux de mes frères) et d'une maltraitance psychologique de ma génitrice (perverse-narcissique) --> famille dysfonctionnelle : je ne la vois plus depuis bientôt 10 ans, quel soulagement !!! J'ai un fils ... je lui ai appris très tôt les limites de son corps et celles du corps des autres, le respect du corps (et du psychisme) n'exclut pas la tendresse, les gestes de tendresse qui ne sont pas des tripotages dans le bain ou ailleurs ... chacun sa place, respect de l'intimité de chacun ... Un enfant apprend cela et c'est aux adultes de le lui apprendre TRÈS TÔT !!! J'avais trois ans quand mon grand-père a commencé, alors j'ai commencé plus tôt encore à mettre des mots (évidemment appropriés en fonction de son âge) pour apprendre à mon fils que PERSONNE n'a le droit de toucher son corps, n'a le droit de le maltraiter physiquement et psychiquement... Nous avons lu ensemble des livres sur la prévention ... Bref, tout un travail de conscience pour sortir de la banalisation des maltraitances et du tabou de l'inceste ! Il existe aussi des incestes "blancs" (sans passage à l'acte) ou "en creux" suivant les auteurs (PC Racamier, F Amblard) qui définissent une "ambiance incestuelle", lourde de conséquences aussi !!! Je suis admirative de ton parcours ; tu as subis tant de maltraitances, d'incestes et de viols !!! ta FORCE DE VIE est incroyable et je ne doute pas un instant, qu'en continuant ton travail psy, tu t'offres le meilleur de ton avenir ! Patience, tu reconnecteras la colère (légitime) dès que tu en seras (psychiquement) capable ... Car c'est un apprentissage aussi : comment OSER se réapproprier et dompter l'énergie fantastique (c'est comme un tsunami à l'intérieur de nous !!!) dont la "colère JUSTE" a besoin pour se taire ... tu l'as retourné, un temps, contre ton corps par l'anorexie, maintenant tu fais du sport, tu le respectes et le fais respecter ce corps qui te contient ... Moi je dis, CHAPEAU !!! quel chemin, quelles belles ressources sont tiennes !!! Tu es si jeune encore (je ne suis sortie du déni qu'à 33 ans !) Je te souhaite longue et belle vie, Gaiia, prends soin de toi ... le meilleur de la VIE est devant ! PS) les ateliers de massages des bébés seront une occasion formidable pour faire de la prévention, pour mettre des mots sur les limites, le respect, l'intimité (qui n'est pas le secret imposé aux victimes !) Bravo encore grâce à toi aussi ...le tabou de l'inceste recule et la conscience des maltraitances faites aux enfants s'agrandie ....Ainsi tu transformes ton histoire (sordide, mais malheureusement plus banale que les gens ne peuvent le croire) en une RICHESSE faite de conscience, d'écoute de toi et des autres : en te transformant toi et ton histoire, tu guéris aussi le monde !!! L'inceste ne passera plus par toi !!! comme il n'est pas passé par moi ... SOYONS FIÈRES DE NOUS !!!
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Mardi 20 février 2007
DATE: 10/10/2006 06:21:17 PM Oh merci, je ne sais pas trop quoi dire, je suis contente d'avoir enfin osé créer ce blog, même si tout cela reste virtuel pour certains, il n'en reste pas moins que c'est une grande avancée pour moi. Pour ce qui est de "tenir debout", en fait, je ne me trouve pas particulièrement courageuse, je veux dire que je ne me risque pas vraiment à rencontrer de nouvelles personnes, je fais des phobies de la foule, ça m'éttouffe, ce qui fait que je ne rencontre que très peu de monde que je connais et, si par malheur, il se trouve une personne que je ne connais pas, la plupart du temps, je met des jours à m'en remettre !!! Je vis assez reclue, il faut dire aussi que mon travail me prend beaucoup d'énergie. J'essaye de mettre une attention particulière à ne pas me rendre indispensable, à ne pas rendre ces jeunes mamans dépendantes de moi ou de notre relation (elles sont souvent en situation très précaires et en "carence affective"). Pour cela il me faut accepter de ne pas être parfaite, de ne pas forcément être "aimée", accepter ma personne telle que je suis réellement, c'est peut-être ça la congruence ?. Et ça, j'avoue que c'est difficile, heureusement que la thérapie est là, ça me remet souvent les pendules à l'heure, j'en ai besoin, j'ai besoin que le psy me dise comment je me perçois réellement, quelles sont les conséquences de mes actes et pourquoi je pose ces actes là. Le massage pour bébés, c'est certainement une façon de me rassurer, de me convaincre et de me prouver à moi-même que : " oui, il est possible de toucher les bébés autrement qu'avec perversité, il est possible de leur donner de l'amour et de l'affection en les touchant ". Pour moi, pendant bien longtemps, aimer un enfant était nécessairement égal à "ne pas le toucher", et c'est pendant ma formation que je me suis aperçue que "toucher" n'était pas nécessairement incestueux.... le chemin est long !!!! bon sang !!!! Alors là je suis d'autant plus heureuse que ce ne sera pas moi qui masserai bébé mais sa maman !!! Ce sera un temps de bonheur et de tendresse partagé pour nous tous, ça va être très chouette. Quoi qu'il en soit, c'est vrai que je commence à porter le souvenir de mon histoire avec une certaine dignité, je ne me verrai pas au jour d'aujourd'hui avec un autre passé que le mien ! sinon ce ne serait pas moi !!! Non pas que j'en sois fière mais c'est tout un tas de circonstances qui se sont enchaînées et je n'ai pas pu faire autrement. Je sens bien que la colère est là, je sens bien que j'aurais pu vivre différemment tout un tas d'évènements terrible, notamment le viol à quinze ans, celui-là, je n'aurai pas pu l'éviter puisque j'errai dans les rues mais par contre j'aurais pu porter plainte, courir à la gendarmerie si seulement j'avais eu conscience qu'aucun être humain ne mérite une telle violence. Seulement, j'étais persuadée que c'était "bien fait pour moi", persuadée que " je ne méritais que ça " puisque j'étais partie de chez ma mère... et puis j'étais persuadée aussi qu'on allait me renvoyer chez elle ou bien m'enfermer ou qu'elle irait en prison (à cause de moi bien sûr) Quand je réalise jusqu'où peut aller la culpabilité, jusqu'où elle peut nous mener... évidemment que la colère est là, mais cette colère, elle a vite fait de se retourner contre moi. Non, c'est bien vrai, je ne suis pas encore prête psychiquement à l'exprimer comme il se doit. Mais c'est pas grave. En fait, le jour où j'ai décidé de prendre soin de moi (en Juin 2005) et de vomir des mots plutôt que de la nourriture, le médecin m'a dit " ok, je vais vous aider (elle pleurait, ça fait dix ans qu'elle me connaît et elle n'avait rien vu venir !) mais ça va être long, il faut vous donner du temps, vous risquez de rechuter, c'est pas grave, vous allez prendre le temps qu'il vous faudra" Et bien là, j'ai réalisé à quel point la notion de temps est importante, oui, j'ai tout mon temps maintenant, tout mon temps pour guérir, tout mon temps pour être en colère, tout mon temps pour finir ma thérapie ou peut-être ne jamais la finir !!! Je ne ressens plus le besoin comme à 25 ans, de bouger à tout prix, tout plaquer, partir, (fuir), d'ailleurs, depuis que j'ai commencé la thérapie il y a 4 ans, je n'ai plus jamais rêvé de fuite ou de noyade !!! c'est dingue ! Et dire que j'en rêvais toutes les nuits ! J'ai envie de rester au moins dix ans à travailler dans cette association car je trouve cela passionnant et j'ai même envie d'acheter mon appart ! je n'en reviens pas ! Merci encore de vos réponses, ça me touche beaucoup et ça fait du bien à mon estime de voir que des personnes prennent le temps de me lire, c'est extrêmement important pour moi ! Bonne soirée ! ----- COMMENT: AUTHOR: alibi-bi DATE: 10/15/2006 12:10:57 PM Nourris ta colère, elle est là pour te servir de mémoire 'vive'... Je te trouve extrémement 'positive' et cela me fait trés plaisir de lire: "je ne me verrai pas au jour d'aujourd'hui avec un autre passé que le mien ! sinon ce ne serait pas moi !!!"... C'est le chemin de l'acceptation, sans détour, car on sait que l'on ne peut changer le passé!! De plus, tu te racontes trés bien ... Prendre le temps...Se servir de lui, ce temps qui passe, c'est une arme en quelque sorte dans notre (re)construction! Tu es sur le bon chemin alors toutes mes félicitations à toi d'avoir eu le courage d'ouvrir ce blog... Bonne continuation. Adelphiquement.Evelyne. -----
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Mardi 20 février 2007
-------- DATE: 10/16/2006 04:39:08 AM Si la solitude m'a aidée à me découvrir et à mieux me comprendre, à ne plus me mentir à moi-même pour ne plus mentir aux autres, cette solitude m'a aussi donné une occasion formidable : m'attacher pour la première fois de ma vie à quelqu'un depuis plus de 8 ans maintenant. Gaïa, ma chienne. Et puis depuis presque une semaine, on m'a donné un magnifique petit chaton plus petit que le creux de ma main. il tête au biberon, c'est trop gnon. Parfois, j'en ai marre de cette solitude, elle me pèse, je me sens lourde de tristesse (avec mes 46 kg toute mouillée...). Cette tristesse qui vient souvent de mon incapacité à aller vers les autres, ne serait-ce que vers l'autre, c'est dur. Rencontrer quelqu'un de nouveau, que je ne connais pas, implique plusieurs choix : * Soit je ne lui dis pas desuite qui je suis, enfin, ce qui me pèse sur le coeur quotidiennement (les attouchements de mémé, du vieux du dessus, le viol ...), mais alors, j'ai l'impression d'être fausse. * Soit je lui dis tout de suite mais le problème c'est que je ne sais pas à qui j'ai à faire, donc,il se pourrait que cela se retourne contre moi, d'autant lorsqu'on sait que la réunion est toute petite toute petite toute petite et que tout finit un jour par se savoir. alors même si pas mal de gens qui m'entourent sont au courant, je ne souhaite pas que toute l'île le soit ! Et puis si je ne dis rien du tout, non seulement j'ai l'impression de mentir et je culpabilise, mais en plus ça finira par poser un problème du style : Ma nouvelle copine m'invite à manger et moi je lui réponds:: "heu ben non, ah je t'ai pas dit ? chui anorexique, je peux pas partager mes repas avec les gens ça me donne envie de vomir et puis je fais des bouffées d'angoisse dès que je me retrouve avec plus de deux personnes que je ne connais pas !" Fin de l'histoire (d'amitié). Alors parfois, comme en ce moment, je me fatigue toute seule à ressasser tout ça. Le psy me dit que c'est de la masturbation cérébrale (en rigolant). Il a raison, je ferais mieux de me servir de ma libido autrement que comme ça. Facile à dire ! COMMENT: AUTHOR: marymazel DATE: 10/16/2006 06:37:39 AM Ce n'est pas "grâve", mais c'est un Bien. Parle à ceux que tu penses aimer et qui peuvent te comprendre. Libères toi, ne garde pas ses horribles souffrances qui te font mal. Les gens intelligents le comprendront. Il faut occulter son mal et ça deviendra un Bien. tu te sentiras mieux ; Ecris. Ce n'est pas se mettre à nu que de se dévêtir de temps en temps ; garder un "manteau mouillé" ça rend malade ... Amitiés Mary MAZEL ----- COMMENT: AUTHOR: alibi-bi DATE: 10/16/2006 09:51:25 AM Il faut que cela sorte!! Et là, Mary Mazel a raison, écrire est un moyen de 'faire sortir' tout cela!!! Tes destinataires te seront un temps inconnus, mais au fond de toi, tu sais que tes mots seront lus par d'autres et cela, dans le symbole, te fera appartenir à une communauté, fut-elle virtuelle dans un premier temps!! Mais les phrases et les émotions que l'on partage ici sont bien réelles, elles... Je t'embrasse adelphiquement.evelyne. ----- COMMENT: AUTHOR: alibi-bi DATE: 10/18/2006 01:59:57 AM Dis, ça va? Evelyne. -----
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Mardi 20 février 2007
DATE: 10/18/2006 04:37:13 AM Bonjour, Tout d'abord, merci à vous pour vos commentaires, ça me fait du bien, je vous l'ai déjà dit mais je trouve qu'un "merci" n'est jamais de trop, il témoigne de mon affection et de ce que je ressens lorsque vous prenez du temps pour moi ! Nous avons mis en place l'atelier de massage de bébés lundi. C'était très stressant pour moi, heureusement que ma collègue était là, en fait, il n'y avait que des jeunes mamans du foyer où elle travaille, celles du foyer des mineures. Les mamans du foyer où je suis (les majeures), n'étaient pas intéressées. Dommage, ce sera pour une autre fois. Donc au début, c'était difficile pour moi car je ne les connais pas du tout, le lieux où nous étions leur est inconnu puisque c'était dans mon foyer et non le leur... conditions pas évidentes ! Et puis elles me demandent : mais, madame, ça va durer combien de temps Je leur réponds : ben une heure, c'est comme vous voulez Elles : mais on est obligées de le faire ? Mais nous on le fait déjà au foyer, on n'a pas besoin de ça .... bla bla bla... Moi : "c'est avant tout pour passer un moment de plaisir et de détente entre nous, apprécier, faire autre chose avec bébé dans la journée, ça change un peu..." Evidemment, la notion de plaisir, elles ne connaissent pas, elles n'ont vécu (pour la plupart), que violence, humiliations, attouchements, brimades, punitions, dévalorisation... COMME MOI !! Je les comprends car, pour moi, pendant bien des années, les choses futiles (objet de déco...), la notion de plaisir, de prendre le temps..... CONNAIS PAS !! Je trouvais que c'était une perte de temps, que j'avais mille autres choses à faire ! Et elles sont dans le même processus. Alors n'en parlons pas lorsqu'il s'agit de "prendre le temps de se faire plaisir !!!!" ça ne leur parle pas ! Donc, nous leur avons un peu forcé la main pour commencer, et puis, c'est parti, et puis bébé, qui pleurait au début, s'est détendu, à commencé à rigoler (heureusement qu'ils sont là ces bébés !!!). Et puis maman s'est détendue.... Et puis une heure a passé et puis STOP, on arrête, (on a pris trop de retard pour commencer alors on est obligé d'arrêter). Elles : "déjà ? c'est tout ? on peut pas continuer ?..... bla bla bla..." Résultat : je crois bien que ça leur a plu !!!! et à moi aussi d'ailleurs ça me soigne de voir qu'on peut faire du bien à bébé en le touchant, et dire qu'à une époque, j'étais persuadée que le meilleur moyen de faire du bien à bébé était de ne pas le toucher !!!!!! à part pour les changes !!!! Heureusement que j'ai rencontré mon psy et la kiné !!!! hi hi hi !!!! On remet ça vendredi matin, après le bain.... Merci encore à vous de me lire Et puis comme quoi, même avec un manteau de solitude et de tristesse, on peut faire des choses à plusieurs et y prendre du plaisir ! Il faudrait peut-être que j'arrive à me faire plaisir plus souvent ! ----- COMMENT: AUTHOR: alibi-bi DATE: 10/18/2006 08:04:43 AM Super!! Vraiment je trouve cela génial de faire cet atelier! Je pense que la réticence de départ est normale...Quand on n'a pas l'habitude, comme tu dis:"lorsqu'il s'agit de "prendre le temps de se faire plaisir !!!!" ça ne leur parle pas !" Mais, tu vois, une séance et hop!!Finies les réticences, au contraire elles voudraient continuer!! Et puis, dis toi également que ce que tu leur montres là est un VRAI cadeau, car après, cela leur appartient!! Et pour toujours elles pourront utiliser ce contact magique avec les petits (les leurs ou d'autres)... Lorsque j'ai eu ma première fille on m'a fait cadeau d'un livre avec photos de massages pour bébés :Shantala, un art traditionnel, le massage des enfants. Je vais te copier la quatrième de couverture car c'est trop bien dit: "Les semaines qui suivent la naissance sont comme la traversée d'un désert, Désert peuplé de monstres: Les sensations nouvelles qui du dedans montent à l'assaut du corps de l'enfant. Après la chaleur du sein maternel, après la folle étreinte qu'est la naissance, La solitude glacée du berceau. Et puis surgit un fauve, la faim, qui mord le bébé aux entrailles. Ce qui affole le malheureux enfant ce n'est pas la cruauté de la blessure. C'est sa nouveauté. Et cette mort du monde à l'entour qui donne à l'ogre des proportions immenses. Comment calmer une telle angoisse? Nourrir l'enfant? Oui Mais pas seulement de lait. Il faut le prendre dans ses bras. Il faut le caresser, le bercer. Et le masser. Ce petit, il faut parler à sa peau il faut parler à son dos qui a soif et faim autant que son ventre. Dans les pays qui ont conservé le sens profond des choses les femmes savent encore tout cela. Elles ont appris de leur mère, elles enseigneront à leurs filles cet art profond et simple et trés ancien qui aide l'enfant à accepter le monde et le fait sourire à la vie. Frédérick Leboyer. F L, c'est l'auteur de ce livre qui parle et il continue à le faire à l'interieur du bouquin abordant ensuite la technique avec de magnifiques photos de magnifiques personnes... Déja Shantala qui est cette femme qui l'a initié aux massages et qui est prise en photo à chaque étape de cet apprentissage! Bon, je squatte, je squatte!! Trés bonne journée à toi et bonne continuation. Adelphiquement.Evelyne. ----- COMMENT: AUTHOR: nefertiti DATE: 10/18/2006 08:13:20 AM c'est super positif , encourageant ... tout ça ! bravo ! toi ! tu as beaucoup de courage et de détermination bravo! bravo! -----
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Mardi 20 février 2007
DATE: 10/18/2006 03:34:03 PM Bonjour ! Merci beaucoup pour vos commentaires, Alibi-bi, le livre dont tu parles, c'est précisémment celui sur lequel j'ai flashé et que j'ai acheté exprès pour le partager avec les mamans. C'était aussi l'occasion de me faire un très beau cadeau car ce livre est magnifique. Je trouve qu'il donne vraiment envie de masser son enfant. D'autant que les livres que j'ai emprunté à la bibliothèque n'avaient que des photos de bébés blancs, blonds aux yeux bleus. Bon, je n'ai rien contre, mais au foyer où je travaille, les mamans sont toutes mahoraises ou comoriennes ou créoles, donc, je craignais que ça ne leur parle pas trop. En effet, elles ont toutes préféré ce livre là, avec une indienne, il y a quelque chose de ... familier dans ces photos, on se sent bien en les regardant, on se sent capable de le faire à notre façon... je ne sais pas trop comment dire. Ce que tu dis ensuite, c'est exactement ce que je disais à ma kiné hier. Je lui disais que, même si ces jeunes mamans ne restent qu'un mois au foyer, je m'évertue à leur offrir un maximum de douceur, d'écoute, de compréhension, de respect. Ca passe par des toutes petites choses : lorsque j'arrive, je dis "bonjour" à chacune d'elles, en les nommant et en les regardant, j'essaye d'être attentive à savoir si elles ont des nouveaux vêtements, une nouvelle coiffure, si elles ont passé un bon week-end, si bébé est toujours malade, s'il commence à manger .... etc Et je me dis qu'une fois de retour dans leur quotidien (qui est souvent, très souvent, nourri par la violence, le manque de respect, l'humiliation, l'addiction..... j'en passe), et bien, elles ne peuvent plus revenir "en arrière" car elles ont connu autre chose. Je veux dire par là qu'elles ne peuvent plus revenir : "à l'état où elles ne savaient pas ce que c'était que le respect et la douceur de vivre", le plaisir quoi. Pour ma part, il m'a fallut 3 ans de thérapie à raison d'une heure ou deux par semaines, pour comprendre que mon psy ne se foutait pas de ma gueule, qu'il était sincère.... qu'il me faisait du bien, qu'il me soignait par ses mots et sa bienveillance. Et encore, ce n'est pas gagné !!!! parfois je me surprends encore à douter, de lui, de moi ... Donc, je ne rêve pas, je sais que 1 mois de "bien-traitance" ne suffira pas, ou du moins, que c'est bien peu en comparaison du besoin qu'elles ont mais c'est toujours ça de gagné pour elles et pour moi car j'y prends vraiment du plaisir et de la satisfaction. Je n'ai pas besoin que ma chef de service me dise : c'est bien, tu bosses bien ou quelque chose comme ça, je n'ai pas besoin d'augmentation, de reconnaissance. Non, ma reconnaissance, ma gratification, c'est lorsque ces jeunes femmes me disent : c'est tout ???? c'est déjà fini ????? A ce moment là, j'ai tout gagné ! ----- COMMENT: AUTHOR: alexkim DATE: 10/19/2006 10:28:10 PM Depuis que j'ai écrit cette note, je me prends des remarques musclées, la tienne et celle de Coquelicot. A la demande de Coquelicot, j'ai écrit un mail à ma demi-soeur où je lui raconte tout, pas de réponse. On doit se voir en famille le 29 octobre, je te promets de te réécrire après. Je précise que j'étais enfant à l'époque (13 ans) mais j'étais pubère. Je ne cherche pas l'absolution en écrivant cette note. Si ça peut aboutir à ce que l'on en parle moi et ma soeur, ce sera positif. ----- COMMENT: AUTHOR: nefertiti DATE: 10/20/2006 08:34:26 PM tu es vraiment quelqu'un de formidable ! je t'embrasse affectueusement ! moi aussi , j'avais acheté shantalah pour la naissance de ma fille , et c'est un livre que j'ai toujours gardé ! c'est un vrai beau livre ! -----
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Mardi 20 février 2007
DATE: 10/20/2006 07:17:24 PM Ouaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!! C'était super ! Ce matin, l'atelier massage de bébé a été très très enrichissant pour moi. Nous accueillons en ce moment une maman qui a eu une fente palatine (opérée, donc ça se voit très peu) et sa fille aussi, elle est encore bébé. ça a été très très dur pour la maman car aucune échographie n'avait révélé le handicap. A la naissance elle a rejeté sa fille pendant près d'un mois, c'est le père qui l'a investie. Depuis un mois, elle est au foyer (conditions de vie précaire, problèmes familiaux) et avoue avoir "du mal" avec sa fille, notamment au moment des repas... c'est de là que m'est venue cette idée de proposer un atelier de massage de bébé. ça lui a énormément plu, c'est la première maman à avoir mis sa fille toute nue pour le massage (les autres n'ont pas osé, elles les ont laissés en couches, ce qui, entre nous soit dit, ne me pose aucun problème). C'est aussi elle qui y a passé le plus de temps et qui avait le plus de mal à s'arrêter (malgré une certaine réticence avant de commencer). La petite aussi a beaucoup apprécié, elle riait, tenait les mains de sa mère, s'est vraiment détendue, sa maman le disait, elle la trouvait de moins en moins "raide" au fur et à mesure du massage. Je me suis même risquée à "est-ce que tu veux lui masser le visage maintenant ?" "oui oui bien sûr" me répond t-elle ... et la voilà partie à lui masser le visage des deux mains, en riant... Quel beau moment ! ----- COMMENT: AUTHOR: alibi-bi DATE: 11/02/2006 04:53:55 AM Plusieurs jours sans passer, et puis, voila que je te croise chez l'amiCica!!Aussi sec me revoila pour te lire... Et de tes dernières notes, je 'choisis' celle là à commenter car elle est tellement porteuse d'espoir que cela en est magique!! "La petite aussi a beaucoup apprécié, elle riait, tenait les mains de sa mère" Et cela m'a donné l'idée de te proposer d'aller voir la toute première note du blog de Sothis, ou tu découvriras une photo qui moi m'a fait monter les larmes aux yeux tellement c'était beau!! Je file chercher le lien et je te le poste!! Adelphiquement.Evelyne! ----- COMMENT: AUTHOR: alibi-bi DATE: 11/02/2006 05:01:05 AM Ecoute, Gaïa, J'espère qu'elle est encore là, car dans la rapide recherche que je viens d'effectuer, les deux premières tentatives pour aller chez elle ont abouti au trop fameux "NOT FOUND"!!! Enfin, voila son adresse: http://sothis.blogs.psychologies.com Et donc, il s'agissait de la photo de sa première note, ou il s'agissait aussi d'un bébé qui attrape le doigt de quelqu'un!! En fait celui d'un chirurgien en train de pratiquer une césarienne je crois et le petit lui avait attrapé le doigt!!!Magique comme photo! J'espère que tu la trouveras!! Adelphiquement.Evelyne. ----- COMMENT: AUTHOR: Zézette DATE: 01/02/2007 01:44:59 AM Bonsoir ! Je voyage sur les blogs... passage pas chez toi... C touchant ! Pas de la pitié !! Mais tes récits sont poignants !! Je m'arrête sur cet article parce qu'il me touche plutôt professionnellement qu'affectivement (pas que ça ne me touche pas...) Enfin tout ça pour dire que le massage est une excellente thérapie parfois (ce n'est pas qu'une thérapie...) et fait bcp de bien dans de nombreux domaines (je ne suis pas en train de te dire de te faire masser non plus...) Et nous l'utilisons souvent pour aider les enfants et leurs parents pour des tas de raisons ! Et c'est incroyable comme ça a des effets bénéfiques ! En occident on en fait peu et c'et dommage. Voilà.. bonne année et bon courage !!
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Mardi 20 février 2007
DATE: 10/26/2006 04:32:21 PM 4 ans que personne ne le touche, personne ne le regarde nu, personne ne l'espère ou du moins, n'espère le toucher. Pas même moi, ça ne me vient pas à l'esprit, (sauf aujourd'hui où je me fais cette réflexion), plus de miroir depuis 4 ans, je ne l'ai plus jamais regardé en entier dans une glace, jamais essayé de vêtements dans un magasin puis sortir de la cabine pour "contempler". Après mes révélations, en juin 2005, j'ai ressenti du dégoût (enfin, il était temps), ce dégoût m'a permis de me dire que "ce corps est à moi", je croyais voir le début de la fin de mon calvaire, mais je crois bien que la fin de mon calvaire va être plus longue que prévu ! A ce moment là au moins, je peux dire que je ressentais des choses vis-à-vis de ce corps, des choses du genre : "le regard des autres me dégoûte, ce qu'ils ont fait à ce corps me dégoûte...". Mais aujourd'hui, plus rien, ou peut-être que je n'arrive pas à l'exprimer ? Je ne peux pas dire que je trouve mon corps beau ou moche, il est maigre, ça, c'est sûr, mais je ne peux pas dire que ça me dérange non plus. Je n'ai jamais vraiment faim, j'essaye de manger pour être en forme, pour la journée ; faire du sport pour décompresser, évacuer tout ce stress, calmer cette agitation, il bouge tout seul ce corps, parfois, il m'oblige à sortir courir car il ne tient plus en place. Comme s'il était dissocié de mon âme, de mon esprit. J'ai souvent eu l'impression que mes mains bougaient toutes seules, particulièrement avant mes révélations, c'était très étrange. Bien plus étrange encore, ou du moins : "troublant", le fait que je ne me sois jamais masturbée, jamais pris de plaisir au lit, je faisais semblant, comme pour tout d'ailleurs, je faisais semblant pour tout. Je faisais semblant d'aller bien, semblant de prendre du plaisir, je me mentais à moi-même, quelle farce, ma vie et ma personne n'étaient qu'imaginaires. Je faisais même semblant d'aimer ce corps alors que je ne le supportais pas, il m'énervait, jamais tel que je le voulais, je le sculptais à coup de trois heures de sport par jour mais c'était jamais comme il fallait, jamais comme je voulais. Ah si ! y'a une chose que j'aime sur ce corps : mes cheveux, ils sont blonds vénitiens, longs, très très longs, comme je n'aurais jamais osé l'espérer. Ils brillent, ils sont doux, ils me caressent, me protègent du soleil, du regard des gens (et ils l'attirent en même temps). Lorsque j'étais petite, ma mère me les coupait très courts avec la frange toujours, elle disait qu'ils étaient moches, raides, fourchus, tout le temps abîmés, qu'on pouvait rien en faire.... ta ta ta en fait mes cheveux, ils étaient comme moi : cassés, mal traités. Moi, j'étais maigre, toute blanche, moche, toute petite, toujours la plus petite, la dernière aussi, pas fût fût, toujours la dernière de la classe. Tiens, à 11 ans, je mesurais 1,32 mètres pour 19 kg !!! Une crevette! J'ai eu mes règles à 15 ans et un peu de poitrine à 16 ans (85 A !!!) Maintenant, ça va, je ressemble à une fille, je crois, un peu paumée mais une fille quand même ! hi hi hi Mon psy il voudrait qu'un jour j'essaye de m'habiller en fille !!!! quelle horreur, je sais pas si je pourrais y arriver à nouveau, je le faisais quand je bossais dans un magasin de prêt à porter, mais là, ça fait 4 ans que j'ai pas porté un truc du genre : robe, collier, bague... Il faudrait que je me regarde dans la glace pour voir ce que ça donne, j'ai peuuuuuuuuuuuuuuuuur ! ----- COMMENT: AUTHOR: cicatrice DATE: 11/01/2006 11:33:03 PM Ton psy, je dirais, manque apparemment de psychologie ! Je ne suis pas psy, mais je sais que tu t'habilleras "en fille" à partir du moment où tu ne sentiras plus de danger quand un homme te regardera. J'ai deux exemples très précis là-dessus, de femmes qui se "cachaient" parce qu'elles étaient dégoûtées de la gent masculine. Et qui finalement y sont venues, aux petites robes moulantes quand elles se sont aperçues que les mecs n'étaient pas tous pareils, qu'il n'y avait pas que des ordures parmi eux ( nous ). En plus elles portent le même prénom, et l'une est une bloggueuse d'ici. L'autre ....???? Bises. ----- COMMENT: AUTHOR: de nouveau Cica DATE: 11/01/2006 11:35:46 PM Ah, ça c'est trop beau ! Comme "code" à taper pour vérifier que je ne suis pas un robot, j'ai eu : PQ WC 2K ( qu'on peut interpéter comme KK )!! Ca ne s'invente pas... ----- COMMENT: AUTHOR: biohazard DATE: 11/14/2006 01:27:33 PM bonjour ton blog je le lis en large en travers dans tout les sens. Je m'en énnivre, je te lis te vois me vois. oh je ne sais que dire. En dehors du fait que je te sens si proche...
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Mardi 20 février 2007
DATE: 10/29/2006 05:32:03 PM Encore combien de temps, de souffrance, pourquoi j'ai toujours mal, comme au premier jour ? On dirait que c'est ancré, tatoué dans ma peau. J'ai mal tout le temps, le matin, le soir, quand je dors, même quand je n'y pense pas. La douleur est là, lancinante, autant que les battements de mon coeur. Celui-ci, avec ses battements ne fait que me rappeler que j'existe, et par là même, que ma douleur existe parce que mon passé est réel, même s'il n'est plus présent, il est bel et bien réel. mémé, elle est bien là, à me tripotter ma choupette, mes seins. Le vieux voisin du dessus aussi il est là, dans la cave, à respirer comme un boeuf, il pue. Ce qui est vraiment étrange, c'est que lorsque je regarde en arrière, je m'aperçois de la longueur du chemin que j'ai parcouru (et avec quelle rapidité), j'avoue que c'est fulgurant mais RIEN, oui je dis bien : rien ne m'a ôté la douleur. Ma solitude et mon incapacité à nouer des relations quelles qu'elles soient (amicales, amoureuses ou superficielles) n'ont fait qu'augmenter, s'amplifier. Ce qui est, je vous l'accorde, tout à fait et totalement contradictoire avec l'avancée sur le plan personnel (psychologique : thérapie) et professionnel (nouvelle profession, reprise d'études...). C'est à ne plus rien y comprendre. Je deviens "folle", folle de quoi? Qu'est ce qui me paralyse, qu'est ce qui me fait peur, qu'est ce qui m'empêche de rencontrer des nouvelles personnes ? Ah, oui, j'ai failli oublier l'essentiel : mon angoisse permanente de dévoration. Oui, dès que je reçois un courrier par exemple dans la boîte à lettres, tout dépend du courrier, j'ai l'impression qu'il envahit littéralement mon appart. Ou bien lorsque je rencontre quelqu'un d'un peu "intrusif" envers moi (questionnement +++, regard...) j'ai l'impression qu'il (ou elle) est en train de me dévorer littéralement de l'intérieur ! Face à l'inconnu, j'ai peur d'être engloutie, comme si j'étais jetée en pleine mer... et je me noie Parfois je me trouve vraiment lamentable ! ----- COMMENT: AUTHOR: Marie DATE: 10/29/2006 06:18:07 PM Bonsoir, Je viens de découvrir ton blog...je suis très touché par ton histoire... Ja' moi aussi subie l'inceste de mon père avec la complicité de ma mère...aujourd'hui j'ai 29 ans et je suis heureuse avec ma compagne... La thérapie m'aide beaucoup...mais c'est pas tous les jours facile... Je reviendrais te lire.. Douce soirée Marie ----- COMMENT: AUTHOR: Papy blog.. DATE: 10/31/2006 10:31:50 PM tout ce que tu dis me touche beaucoup, je me sens si proche de tes souffrances, de tes doutes,de tes espoirs aussi, de tes progrés: on n est pas seuls, nom d un chien...lol..(beau portrait de ton compagnon, merci)...là ce soir j ai pas le coeur à raconter, mais les "attouchements" j en ai eu mon content, ou plutot mon mécontent...à plus , et continue, on t aimeuuuu!! ----- COMMENT: AUTHOR: Peur DATE: 11/04/2006 08:59:39 PM Je pense que la difficultés à nouer des relations viens de la façon dont tu as appris à "nouer" des relations depuis ta naissance, autrement dis: toi tu n'a pas appris. Et comme chaque chose en son temps, tu as d'abord réussi psychologiquement, puis proffessionellement à te ressaisir, il te reste encore l'apprentissage 'émotionel' , celui des relations 'saine', car contrairement aux autres dis 'normaux' toi tu dois apprendre ça par toi même et sur le tard et tu te protège beaucoup, encore, il faut avancer à son rythme. ----- COMMENT: AUTHOR: fadulina DATE: 11/12/2006 07:03:04 PM merci pour tes mots,tes écrits qui me transpirent...tu te reconnaitra catégorie "secret" sur mon blog. tant de mots pour un mal stigmatisé. mes pensées les plus douces t'accompagnet ce soir. A te lire...
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