Ma vie

J'ai été victime d'attouchements de la part de ma grand-mère jusqu'à l'âge de 12 ans, de violences physiques et verbales de la part de ma mère et ma grande soeur (mon père étant parti lorsque javais 4 ans).
Les violences allaient jusqu'à m'enfermer dans le placard des heures durant car " j'étais infernale, j'empêchais tout le monde de respirer !!!"
Et puis "elles" (ma mère et ma soeur, d'un commun accord) ont fini par me jeter de la chambre que je partageais avec ma soeur pour dormir par terre dans le salon... mes affaires étant restées dans la chambre de ma soeur, je ne pouvais y accéder puisque je n'avais pas le droit d'y entrer...
Je n'avais pas le droit non plus de marcher sur le même trottoir qu'elle pour aller à l'école, elle me réveillait la nuit à coups de livres sur la tête...; et ma mère me disait de me défendre !!!
Je précise que tout cela m'empêchait de grandir et de m'épanouir physiquement : il faut dire qu'à l'âge de 11 ans, je mesurais 1, 32 mètres et pesais 19 Kg, on pourrait rapidement faire le lien et dire que l'anorexie pointait le bout de son nez depuis la plus petite enfance !
Mais ce n'est pas tout, le voisin du dessus, un vieux qui battait sa femme et était alcoolique, emmenait mon chat dans la cave de l'immeuble pour boire et attendait que je vienne le chercher et puis il me chopait pour me tripotter, il m'asseyait sur sa table de travail, je me rappelle de tout, la façon dont ses outils étaient disposés sur le mur, son odeur d'alcool mêlée à la bave et à l'odeur de dents pourries.
Il me calait une jambe avec son ventre contre la table et me tenait par le haut du bras d'une main et me tripottait ma choupette de l'autre main.
Et je me laissais faire, pas au début, quand j'étais toute petite, je voulais lui donner des coups de pieds dans le ventre, je me rappelle de tout, je devais avoir 5 ans ou quelque chose comme ça, et puis après je me laissais faire.
Et puis le soir je prenais le bain avec ma mère et je la champouinais partout : le sexe, le nombril les seins.... ça a duré des années, c'était comme un rituel, j'en avais besoin, et elle se laissait faire....
Chemin faisant, je suis partie de la maison (trop de violence) à 15 ans, en vacances chez mon père (duquel j'ai été victime d'attouchements à l'âge de 4 ans et demi lors de vacances passées chez lui), Et puis au bout de deux mois il m'a foutu dehors "tu peux crever, je viendrais cracher sur ta tombe", qu'il m'a dit. Ma belle mère (âgée de 23 ans), m'a tabassée un bon coup devant lui, comme pour vérifier qu'il ne dirait rien....
Et je suis partie, sac-à-dos, errant (ça a duré des années).
Mais quelques mois après mon départ de chez mon père, un soir, alors que je logeais momentannément chez une copine (de beuverie), je suis rentrée un peu saoule et heureuse (j'avais quinze ans et demi), un homme est entré dans ma chambre et il m'a violée, j'avais fermé la porte à cléf mais il a passé son bras par le naco un peu plus haut.
J'ai eu très peur, j'ai cru que j'allais mourrir, je ne pouvais plus respirer, mais ça venait de dedans, dedans la gorge, je sais pas comment le dire autrement. J'ai eu aussi très très mal, la douleur a duré 2 semaines je ne sais plus très bien, c'était déchiré au niveau de ma choupette, ça saignait et la douleur se réveillait à chaque fois que je faisais pipi et que je me douchais.
Je n'ai pas porté plainte, j'avais peur qu'on me renvoie chez ma mère, j'étais perdue, j'ai pris mon sac et je suis repartie, j'ai tapé au hasard à plusieurs portes, et un couple d'homosexuels a accepté de m'héberger pour un mois. Je précise qu'à ce moment là j'étais à l'école bien sûr, en BEP secrétariat, les profs ne voyaient rien, je dormais dans la rue, dans des voitures, chez n'importe qui, par terre... et je me douchais dans les douches communes, je n'avais pas de livres mais je bossais bien, j'étais deuxième de la classe.
Je ne sais pas comment je faisais, ça venait tout seul (" la science infuse !!! ") J'ai eu la chance de tomber sur des gens qui abusaient un peu de ma gentillesse et de ma serviabilité mais pas de mon corps.
Cette errance a duré un peu plus de 7 ans, entre temps j'ai rencontré un mec avec qui j'ai "vécu" (erré) 4 ans, violent, alcoolique, mal dans sa peau. Puis je suis partie en afrique du sud pendant 4 mois, ça m'a permis de faire un peu le point et de me questionner sur mon avenir, c'est là que j'ai décidé de renter chez moi et de passer le concours d'entrée en formation d'éducatrice.
J'ai trouvé un boulot stable, pendant 3 ans qui me permettait de me poser et de préparer ce concours.
C'est là que j'ai rencontré un garçon avec qui je suis restée 3 ans, il était tellement gentil que je ne le supportais pas, ça m'éttoufait et je ne comprennais pas pourquoi " tant d'honneurs " pour une personne telle que moi (une pauv fille !!!), donc j'ai fait une dépression pendant un an.
Nous nous sommes séparés et là, grâce à cet homme, j'ai entrepris une thérapie, je suis entré en formation d'éducatrice 1 an après.
Donc rebelotte : déménager, démissionner, recommencer une nouvelle vie avec la formation, la thérapie, la galère car plus d'argent, perdu tous mes droits assedic puisque j'ai démissioné...
J'ai volontairement passé une multitude de détails : parmis lesquels de multiples agressions dont j'ai été victime pendant toutes mes années d'errance, agressions que je trouvais normales, puisque j'étais persuadée de ne mériter que ça.
En début de thérapie, les 6 premiers mois, tout allait "bien", trop bien, en fait je n'avais fait que gratter la première couche de vernis.
Restait donc l'essentiel, tout ce dont je n'avais pas réellement conscience, tout ce que je niais, les attouchements.
A cette époque, je préférais encore croire aux monstres, oui, je croyais que les nuits étaient pleines de monstres, que c'étaient eux qui mettaient leur mains dans ma culotte !!!!
Alors je suis devenue anorexique, je préférais ça plutôt que de dénoncer la relation incestuelle avec mon père et ma mère qui a nourrit mon enfance, je préférais ça plutôt que de dénoncer les attouchements de mémé la nuit lorsque je dormais dans son lit car elle ne me laissait pas d'autre choix.
Je préférais aussi ça plutôt que de dénoncer la violence morale et physique de ma soeur, l'isolement, les enfermements dans le placard, les coups, les humiliations.
La honte, l'impensable, tout ce que je ne pouvais pas dire et qui remplissait mon corps, à tel point que je me sentais vide. Alors qu'en fait j'étais pleine de vide, trop pleine de "vide d'amour", plus rien ne pouvait rentrer dans ce corps, rien.
Après être tombée à 39 kg pour un mètre 65, au mois de juin 2005, j'ai décidé de "me prendre en main" (aujourd'hui je dirai plutôt : "de prendre soin de moi") et depuis, je mange lamentablement quelques légumes vapeur le soir, toujours les mêmes, et parfois du poisson (vapeur aussi, on sait jamais des fois que je prendrais un gramme!!!!)
Mais que le soir, la journée je ne peux pas, je mange quelques fruits, je fais 2 h de sport par jour et je ne sais pas comment je tiens, mais en tout cas, j'ai arrêté de me faire vomir, et ça, c'est ma petite victoire, je n'en pouvais plus, il fallait que ça s'arrête, d'ailleurs, depuis que j'ai arrêté de vomir la nourriture, ce sont les mots qui sortent.
A moins que ce ne soit le contraire : depuis que je parle, j'ai arrêté de vomir, ça fait un an et demi maintenant.
Aujourd'hui, je ne suis pas plus heureuse, je ne dors pas plus la nuit, je suis toujours insomniaque, un peu angoissée, je ne veux plus qu'on me touche. 4 ans de thérapie et 4 ans que personne ne m'a touchée, pas même un coiffeur pour égaliser mes cheveux (qui m'arrivent aux fesses !).
Quoi qu'il en soit, je ne fais plus de cauchemars, j'ai compris que les monstres n'existaient pas et que ma mère n'est pas un ange, une chose sans sexe, idéale, idéalisable.
Oui, j'ai compris que c'était ma vie et qu'il allait falloir que je l'accepte une bonne fois pour toutes si je veux pouvoir vivre "normalement", c'est-à-dire : partager, m'ouvrir au monde extérieur. ça prendra peut-être 10 ans mais qu'importe !
J'ai coupé les ponts (définitivement?) avec ma famille le 29 août 2005, et j'ai fait une demande de changement de nom de famille, je ne peux porter plainte puisque ma grand-mère est morte et le vieux du dessus aussi.
Quant à une éventuelle plainte contre mes parents, ce n'est pas possible, le délai de prescription étant passé !!!! et oui, comme de nombreuses victimes d'inceste, je suis périmée !!!
Bon je stoppe là en espérant n'en avoir pas trop dit d'un coup, mais j'ai mis 28 ans à commencer à parler, aujourd'hui j'en ai 29 et quand j'en parle, ça sort tout d'un coup, mais ça me fait du bien et ça me laisse un peu de place pour les autres, pour les écouter.
Merci de prendre le temps de me lire, ça me fait du bien.

Mardi 20 février 2007
DATE: 11/22/2006 09:10:41 AM Ma dernière visite chez le psy a été révélatrice, comme toutes les autres, mais différemment (je pourrai dire aussi : "comme toutes les autres" puisque c'est à chaque fois différent ...).
Je lui ai fait part de ma tristesse, ce n'est pas la première fois et je pense qu'il (je) commence à se (me) lasser de cette tristesse.
Donc "il s'est moqué de moi" (ce que je prends comme tel).
En clair, il ne m'a pas apporté de solution (comme d'habitude) puisqu'il n'y en a pas, du moins, elle est en moi !!!.
Par contre, il ne s'est pas privé de me dire (comme il me l'a déjà dit) que "rien ni personne ne m'empêche concrètement de sortir, de voir du monde et d'être heureuse, le passé est passé, il n'est pas présent, rien ne justifie que je vive actuellement constamment sur le qui-vive"
Et oui,
Et il a raison,
Et je le sais,
Et je n'arrive pas à faire autrement,
Et je pleure comme pour lui dire "mais voyez comme je suis malheureuse" et ça ne marche pas (heureusement).
C'est comme si j'espérai au fond de moi, sans (me) l'admettre, sa réaction !
Je lui (me) donne le contraire de ce que je voudrai lui (me) donner.
Bon, alors j'ai décidé, suite à cela, d'arrêter définitivement de me faire du mal (vomir) et de manger, comme je peux, ce que je peux. ça fait 4 jours que ça dure ! Miracle ! Honnêtement, je me trouve d'un pathétique !
Mais je n'ai pas le choix, il me faut en passer par là.
L'anorexie, j'ai décidé de considérer cela comme une drogue, comme lorsque je fumais, il me faut arrêter, arrêter de mettre ma vie, mon corps, en danger.
Alors pour ça, il me faut faire les choses concrètement en passant par le commencement.
Et le commencement il est là : me nourrir.
Bon sang, c'est pourtant élémentaire et c'est pourtant la première chose qui est prise en compte dans la pyramide de Maslow : le besoin physiologique (la personne a t-elle mangé à sa faim ? si oui, elle peut commencer à se préoccuper de son sentiment de sécurité). Comment puis-je commencer à m'estimer, à avoir confiance en moi si j'ai constamment faim, si je me fais toute le temps vomir dès lors que je mange quelque chose ??? soyons honnête !
Donc depuis 4 jours, chaque nouvelle journée est une victoire, ma petite victoire à moi. Je vais vous livrer là un moment passé au travail, moment qui témoigne que, plus je suis attentive à mes besoins et à ma personne et plus je parviens à donner de mon temps et à être à l'écoute :
Ce matin, je prends le petit déjeuner avec une petite fille de 9 ans, il est 6 h et nous sommes toutes les deux, c'est la première fois que je prends le temps de partager le petit déjeuner avec quelqu'un au travail.
Cette petite fille me raconte comment son papa a abusé d'elle, comment il a tapé sur son petit frère un jour où il avait trop bu, elle me dit qu'elle espère bien qu'il ira en prison, elle paraît sincère, je sens par son regard que ça n'est pas un discours qu'elle tient de quelqu'un d'autre.
Elle sourit, un sourire d'enfant, oui d'enfant, avec toute sa fraicheur, toute sa naïveté, et pourtant, elle n'est pas dupe, loin de là. elle me dit que lorsqu'elle a révélé les faits à sa mère, son père n'en était pas au premier viol, il l'avait fait plusieurs fois (elle n'utilise pas le mot "viol" mais "abus" qu'elle me dit tenir de sa mère) Je lui pose la question qui me taraude pour moi-même depuis des années : "qu'est ce qui a fait que tu as fini par raconter les abus de ton papa à ta maman ?"
Elle me répond que c'est parce que, un jour, sa maman lui a dit : "si un jour ton papa te touche ton corps, tu me le dis de suite" Alors elle a parlé, Tout simplement, Et là, elle me sourit !
Et là, je me dis : "Pfffffffffffffffffff mais bien sûr, évidemment, si maman m'avait dit que mon corps m'appartient, à moi seule, si seulement elle m'avait dit ça, cette toute petite phrase, si insignifiante par son évidence ! Peut-être que j'aurais pu parler au moment des faits !!!"
Mais non, au lieu de ça, elle se moquait de mon corps (trop petit, trop maigre, pas assez musclé, pas assez gros, trop-pas-assez-trop...).
Elle me laissait tripotter son corps de mille manière, se montrait à moi sans pudeur et regardait mon corps toujours sans pudeur, me disait de me laisser faire lorsque mémé me touchait les seins, papa aussi, lui, il me laissait toucher son zizi, alors je me laissais faire aussi la nuit....
Je suis soulagée de voir que, pour cette petite fille, la parole s'est libérée, elle se rappelle très bien des évènements, elle en parle. Pas à n'importe qui mais elle en parle avec dignité, elle mesure (déjà à son âge) la gravité des faits.
Oui, je suis soulagée de voir que cette enfant a été entendue à un moment donné. Je crois que c'est très réparateur pour moi.
Ce qui est étonnant, c'est que je n'ai pas de regret.
C'est ma vie à moi. Je pourrai me dire : "Je regrette que mémé soit morte, j'aurai pu porter plainte".. etc..
Mais non, je ne regrette rien du tout, je suis comme je suis, c'est peut-être ça aussi qui me rend triste parfois, mais je pense que cette tristesse a du bon quand même.
J'ai comme l'impression que ces moments de tristesse m'aident à me dire : "ok, t'es comme ça, ok c'est triste, mais regarde autour de toi, le soleil, la mer, les oiseaux, les gens qui t'aiment..., profites du temps présent, ce temps là, il est là pour toi ici et maintenant, alors profites-en"
A la fin de notre discussion, nous en venons à parler de "l'amour", je dis à la petite fille que, lorsque quelqu'un lui offre un cadeau ou de l'argent, ce n'est pas de l'amour qu'il (ou elle) lui offre, c'est tout simplement "un cadeau ou de l'argent" !!!
Je lui dis que l'amour ne se compte pas, ne se mesure pas.
Elle me dit : mais alors, c'est quoi l'amour ?
Je lui dis qu'il y a plein de formes différentes d'amour, par exemple, moi, je l'aime à ma manière, manière qui est différente de celle de sa mère ou de son frère ou de ses copines, nous l'aimons tous d'une manière différente.
C'est le temps que nous partageons, l'échange, l'écoute que nous nous offrons, qui peut témoigner de la sincérité de notre amour pour elle et vice versa...
Je ne sais pas si j'ai été très claire, mais elle paraissait satisfaite ! C'était drôle et tout mignon !
Bon c'est pas tout mais je vais nager à la piscine, il fait beau ! Biz à toutes et à tous à bientôt et merci de votre présence, je vous lis tous avec beaucoup d'intérêt !
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Mardi 20 février 2007
DATE: 11/17/2006 06:11:57 AM
Bonjour, Je vous remercie de vos encouragements, je me sens un peu moins triste aujourd'hui, je crois bien que c'est parce que j'en parle et le fait d'avoir des retours comme les vôtres me donne confiance.
Il fut un temps où je n'aurai pas compris que vous soyez tendres avec moi et que vous me disiez de prendre mon temps. A cette époque, j'aurais certainement préféré que l'on me dise : "secoue toi, bouge toi un peu, tu ne fais rien pour t'en sortir... etc" Je croyais que c'était le seul discours cohérent et que je méritais...
Et vous me prouvez que non, je mérite mieux, un peu de douceur et de compréhension.
C'est vrai Irène, je pense que le fait de mettre un peu mon nez dehors ne peut que prouver que je vais de mieux en mieux. J'ose enfin ! mko, oui, je me suis rendue compte très rapidement des "limites" de mes amis, je n'avais pas prévu certaines de leur réaction au moment de mes révélations.
J'ai eu une sorte d'engouement qui m'a poussée à dire "la (ma) vérité" à tout le monde, et cela a provoqué des réactions que J'ai eu beaucoup de mal à assumer, à comprendre.
Par exemple, un ami m'a dit "oh la la mais c'est horrible, je n'ai jamais rien entendu d'aussi horrible!!!"
Je l'ai très mal vécu, ça m'a beaucoup choquée, je ne voyais pas ce qu'il pouvait y avoir d'horrible dans ma vie, c'est un peu comme s'il m'avait dit que j'étais horrible, car c'était de mon histoire dont il s'agissait.
Et puis ça fait un an que je ne lui parle plus mais je pense que c'est lui qui avait raison, ou du moins, qu'il avait ses raisons de dire ça. Après tout, c'est vrai, c'est horrible, mais je n'étais pas prête à entendre cela comme ça.
faust, oui je pense aussi que j'y vais pas à pas, je ne suis pas prête à donner plus ou différemment pour l'instant, j'arrive à avoir des relations sociales dans mon travail (ce qui est une sorte de "révolution" dans ma petite vie toute tranquille) et puis un peu en extérieur (très peu mais bon...) et puis surtout mes animaux, j'y tiens beaucoup (il y en a une sur mes genoux en train de ronronner) et je leur donne volontier de mon temps et de la tendresse.
Je vais essayer de trouver des raisons d'être un peu plus fière de moi et de m'aimer !
Ca rejoint aussi ce que dit Elena, j'avance à mon rythme, je ne peux pas aller plus vite que la musique, en fait, je suis encore trop dure avec moi, je ne me pardonne rien, je vis tout comme un échec, comme si "ne pas avoir envie de sortir de chez soi" était un échec ! Alors oui, chaque nouvelle journée qui s'offre à moi doit être une sorte de victoire et non le contraire !
Et enfin, pour répondre à Marie, je ne sais pas trop, j'ai souvent eu cette sensation, pendant ma période d'anorexie, qu'une partie de mon corps était morte, de mon âme aussi.
En fait je ne parvenais pas à faire la différence entre les deux, c'est étrange.
A un moment donné, j'avais l'impression que mes mains n'étaient pas à moi, mon corps tout entier, je pouvais passer des heures devant la glace, nue à me regarder, et je ne me reconnaissais pas.
Je ne comprenais pas qui était cette fille là. Je ne peux pas dire que je me trouvais moche ou jolie ou bien que je voulais ressembler à un mannequin ou ne pas grossir...
Non, j'étais dans une dévalorisation totale de mon corps, je voulais disparaître, j'entretenais ça comme un fantasme : disparaitre. Je voulais que ma peau devienne transparente pour voir mes veines dans l'espoir de les voir disparaître un jour à leur tour, j'entendais mes os craquer, ça me rassurait. Je suis passée par plusieurs états, car à un moment donné, je jouissais de ce que les gens pouvaient penser ou voir de ma maigreur.
C'est le psy qui m'en a fait prendre conscience, et à ce moment là, mon cheminement à pris un nouveau sens : J'ai eu honte de moi, honte de jouir de ça, moi qui espérait me purifier, devenir de plus en plus saine, en fait je prenais goût à un vice malsain, comme une drogue !!!
Aujourd'hui je ne me sens plus dissociée de mon corps mais j'ai l'impression que c'est l'espoir qui est mort, l'espoir d'un jour pouvoir ressentir un plaisir charnel.
Je dis ça mais, paradoxalement, je n'ai jamais été aussi sensible qu'aujourd'hui, je me mets même à pleurer pour des bonnes nouvelles parce que je trouve ça trop beau !!
Parmi les symptômes de l'anorexie, on trouve l'inhibition des sentiments, c'est pour ça que je pense comme vous : je suis sur la bonne voie.
Moi qui ne pleurait jamais avant, je ne me pardonnais rien, je devais être forte, ne rien ressentir, insensible à la douleur physique et psychologique, j'étais aussi dure avec le monde extérieur !
Aujourd'hui dès que j'ai un peu mal quelque part, je vais chez la kiné !
Elle m'a beaucoup aidé à prendre conscience de l'importance de ma santé physique, d'être à l'écoute de mon corps, de ce qu'il me dit à sa façon.
Bon je ne sais pas si j'ai répondu à ta question, c'est pas très clair, je ne sais pas trop où j'en suis avec ce corps là, une chose est sûre, c'est que cette sensation qu'une partie de mon corps était morte, je l'ai déjà eue.
Une chose est évidente aussi pour moi depuis un an : la thérapie d'un point de vue psychologique, c'est bien, mais il me faut aussi une thérapie pour le corps, c'est essentiel et c'est pour ça que je continue à aller chez la kiné.
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Mardi 20 février 2007
DATE: 11/16/2006 04:10:26 AM
Je ne sais pas comment vous remercier de votre présence, vous me faites beaucoup de bien, oui vous tous. Allé savoir pourquoi, j'ai de la tristesse en moi depuis quelques jours.
ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Alors hier, en sortant de chez le psy (qui a tenté de me motiver en me disant que "rien, concrètement, ne m'interdit de sortir un peu, appeler un ami ou rencontrer du monde" et il a raison : je n'ai pas les pieds et poings liés).
J'ai donc été à la piscine municipale (l'eau !!!! hmmmmmm) et j'ai nagé toute une heure, après quoi j'ai fait connaissance avec un homme, il est très sympa, on a parlé un peu boulot, puis de sa vie de famille compliquée, et puis finalement, j'y suis restée trois heures ! Alors en repartant j'étais un peu moins triste et je me disais que je suis bien tranquille moi dans ma petite vie avec mon chien mon chat, je prends pas beaucoup de risques !!!
évidemment que "personne ne m'embête moi !!!" je suis pas capable de vivre aux côtés de qui que ce soit. Je ne sais pas comment on peut appeler cela, le psy me dit que ça n'est pas du nombrilisme, c'est quoi alors ?
En fait, ça ne veut pas dire que je n'ai pas envie de partager, bien au contraire, l'envie et la motivation sont là (là, il s'est foutu de ma gueule et a rigolé le psy !).
Mais je suis comme "paralysée", je vois tout plein de gens autour de moi et je me dis, "mais non, pourquoi ils s'intéresseraient à moi" alors que je sais !
Oui, je sais que ça n'est pas vrai et que j'ai les moyens de faire en sorte que les gens s'intéressent à moi.... mais j'arrive pas à partager, j'ai pas appris.
J'ai appris à cacher, à tout cacher dedans, ma mère était comme ça, mon modèle, comment m'en débarasser ?
Et puis hier, je me sentais tellement bien d'avoir fait cette rencontre qui me prouve qu'un homme peut être marié des enfants et tout et tout, il prend quand même la peinde de discuter avec moi l'après midi, sans drague, sans arrière pensée, tout simplement.
Alors j'étais moins triste. Mais j'ai comme l'impression que c'est à recommencer chaque jour, c'est dur, il me faut me remotiver à chaque fois et faire tomber tous mes préjugés : "mais non c'est pas un pédophile-pervers-alcoolique..." Oui, c'est épuisant.... mais ça paye !
Mon message est un peu contradictoire : "je veux, je veux pas, j'aime et j'aime pas ce que j'ai... "
Je crois bien que, en dehors de mon enfance, de mon vécu, et bien, je suis un être humain quoi ! tout simplement !
Et oui, tout ne s'explique pas par l'inceste ou la maltraitance ou... tout un tas d'évènements de la vie. Je crois vraiment qu'il faut que je gagne un peu d'estime de moi-même et que je parvienne à me sortir de ma tanière, car, à part moi, je ne vois pas qui va le faire (le facteur ????? qui sait).
Allé, je m'y remets : je vais courir, après je vais bosser et puis ce soir, j'invite mon ami au ciné ! biz biz à tous PS : j'ai lu "éloge de la fuite", je l'ai trouvé vraiment intéressant, je m'y retrouvais ! d'ailleurs, c'est drôle non, de se "trouver" dans un texte qui parle de la fuite ?
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Mardi 20 février 2007
DATE: 11/13/2006 03:48:40 AM ----- Une nuit, cette semaine, j’ai rêvé que quelqu’un se noie dans la mer, il ne fait pas beau, il fait sombre, mais pas nuit, peut-être est-ce le petit matin ? je ne sais pas, en tout cas, il me semble tout faire pour le (ou la) sortir de là mais rien à faire. Je me débats seule avec ce cadavre et je finis par laisser tomber pour revenir voir les gens sur la plage, je leur dis que la personne s’est noyée, j’essaye de leur faire comprendre que c’est dramatique, qu’ils ne m’ont pas aidé (ça, je ne leur dis pas directement). … et rien ! pas une réaction ! Je rêve souvent de la mer, que je me noie, ou bien qu'elle est très agitée, je suis aussi souvent engloutie, enfin, bien moins depuis mes révélations en fait, depuis un an, je me sens moins submergée par cet inconnu (l'inceste) qui me faisait si peur. Depuis le début de la thérapie (4 ans), je ne rêve plus fuite, je ne (me) fuis plus ! quel bonheur ! ça me fait un bien fou de ne plus rêver de ça. Parfois il m’est arrivé de faire ce genre de rêve qu’on n’arrive pas à quitter le matin, vous savez, ce genre de rêve qui nous fait dire que la nuit est si douce, que nous ferions mieux de rester au lit, et puis de toute façon, il n’est pas fini le rêve, il faut le continuer ! C'est ça oui, la petite maison dans la prairie, avec des champs remplis de fleurs sauvages et de madame la vache qui broute son herbe tranquille, des biquettes aussi, toutes blanches. J'en rêve, une petite maison à la campagne, avec tout plein de champs autour. Des années que j'ai pas vu ça. ----- COMMENT: AUTHOR: alibi-bi . DATE: 11/13/2006 08:45:35 AM Fadulina parle de 'l'éloge de la fuite'...Je ne sais pas s'il s'agit vraiment pour elle d'une référence au livre de Laborit, mais c'est un super livre!!A mettre entre toutes les mains (paru chez 10-18, je crois) C'est drole que toi tu rêves de la 'mer'...Lacan y aurait vu un signe indéniable de ton souci de régler quelque chose avec la tienne!! Je te souhaite une trés bonne semaine, et suis vraiment heureuse de te voir comme ça, toute 'pêchue'!! Adelphiquement.Evelyne. ----- COMMENT: AUTHOR: alibi-bi . DATE: 11/13/2006 09:58:55 PM Revenue ce soir, dans l'idée de 'm'imprégner' des couleurs de ton blog; Je ne croyais pas si bien dire! Je n'avais pas vu cette fin de semaine que tu avais une galerie de peintures! Alors j'en viens, et je suis assez estomaquée!! C'est super!! Vraiment, pour une 'novice'(tu dis que tu n'as commencée cela que depuis ta thérapie)Tu te débrouille trés bien! Que de sentiments et de sensibilité dans tout cela!! Vraiment, bravo... Tu continues j'espère! Je t'embrasse adelphiquement.Evelyne. ----- COMMENT: AUTHOR: bi0hazard DATE: 11/14/2006 01:37:35 PM je n'arrive pas a me retenir de te poster mes commentaires... ton blog est tres beau, il dégage une douceur et une telle beauté que je l'ai mit dans mes favoris. le contraste du noir pour faire ressurgir toutes ces belles peintures coloré que tu nous mets me fait penser a un être si beau que le noir qui l'a happé n'est qu'un fond qui s'etompera... ----- COMMENT: AUTHOR: pixel bleu DATE: 11/14/2006 02:57:23 PM C'est cool... C'est bien une photo Merci a Toi ----- COMMENT: AUTHOR: henri DATE: 11/14/2006 07:42:46 PM Merci d'être passé chez moi, Mademoiselle! Je viens de lire ta "Bio" et je trouve que malgré tout ça, tu as réussi à t'en sortir! Pour répondre à ta question chez moi, Bercy Village est à Paris, et quand tu regardes sur un plan, "la patate" qu'est la capitale, c'est à droite vers le bas ;-) Ce sont des anciens entrepots à vin, ouvert au XII ème siècle, car la Seine n'est pas loin pour les péniches qui transportaient les tonneaux! Ils ont fermé à la fin années 1960,70, une partie a été détruite et le reste transformé en magasins, centre culturel, café, cinéma et parc! Le seul endroit qui n'a pas bougé, c'est le lieu ou j'ai pris les photos, car c'est devenu en l'état, un musée privé des arts forains! C'est magnifique! comme endroit ;-) ----- COMMENT: AUTHOR: Peur DATE: 11/17/2006 10:19:49 PM Dans mon dico 'Maxi Rêves' il est dis: -Noyade: dans un rêve la noyade symbolise presque toujours l'éxcès d'émotions.Vous êtes véritablement noyé dans vos émotions et vous ne parvenez pas à faire surface. -Mer: Dans l'imaginaire de l'homme, 3 termes sont indissociablemment liés:la mer, la mort et la mère. La mer, mère de toutes choses, commencement de la vie, réservoir inépuisable où naissent tous les êtres vivant, constitue un des symboles les plus fréquents et les plus forts dans les rêves.
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Mardi 20 février 2007
DATE: 11/12/2006 12:59:11 PM Bonjour, Faust a écrit dans son dernier commentaire : " tu te sauves, tu t'es toujours sauvée. " Tu ne peux pas savoir à quel point ce que tu dis là me touche, j'ai réalisé ça il y a peut-être deux ans. Ce que j'ai toujours pris pour de la fuite, à savoir : mon départ du domicile de ma mère à l'âge de 15 ans, Et bien ce n'était pas une fuite, mais bel et bien une façon de me mettre à l'abri pour de bon, de me sauver ! Par la suite, j'ai tenté de mille manières de fuir mon histoire, mon passé, ce que j'étais (la réplique parfaite de ma mère : tyranique, dure avec elle même et le monde extérieur, tout dans le paraître). Mais cette image de moi-même (de maman) me révulsait à un tel point que je préférais la nier. Mon seul modèle, mon miroir, comment faire autrement ? à cette époque, la thérapie "n'existait pas" (dans ma tête), il m'était impossible de l'envisager. Lorsque j'ai entrepris la thérapie, j'attendais que l'on me dise quoi et comment faire pour " être " ("être" quoi ?????). Et puis, le psy, lui, il s'est attaché à faire en sorte que tombent tous mes préjugés, toutes mes idées reçues : l'emprise Emprise sous laquelle je suis malheureusement toujours trop à mon goût mais sans m'en rendre compte, dur dur de m'en débarasser. alors j'ai bien souvent eu l'impression d'être nue, perdue, je n'avais plus de repères, j'étais en vie mais " à construire " : tout à faire, tout à découvrir C'était extrêmement angoissant, il (le psy) faisait tomber toutes mes barrières. Je me suis retrouvée sans rien, que ma pauvre et toute petite personne, avec toutes ses blessures, à vif, pas cicatrisées, à découvert. Oui, je me suis sauvée, ouf, sans ça, sans cette fuite, je me serais certainement suicidée. Pas d'autre issue, j'aurais forcément trouvé un autre moyen de fuir. ----- COMMENT: AUTHOR: fadulina DATE: 11/12/2006 01:22:41 PM éloge à la fuite ... c'est un excellent moyen de survie après commence la reconstruction s'autoriser à casser les schémas anciens à ne pas avoir peur de fonctionner autrement,en se disant qu'aujourd'hui les armes sont différentes que le danger n'est pas le même.... pensées infinies... ----- COMMENT: AUTHOR: irene DATE: 11/12/2006 03:54:11 PM Fuir est une façon de se protéger. Heureusement que tu n'as pas fuit dans la mort, c'est une possibilité qui nous est refusée, sinon je ne serais pas là 30 ans aprés pour en parler. Je te comprends car c'est horrible, la non reconnaissance de la mère, alors qu'on la voudrait parfaite et que l'o, comprends ses failles... Courage... ----- COMMENT: AUTHOR: enriqueta DATE: 11/12/2006 05:54:19 PM Je crois qu'on ne se libère jamais totalement de l'emprise, on peut seulement la diminuer d'autant plus que on est pas seulement sous l'emprise de ses parents mais d'autres personnes et même d'un état d'esprit "national", cela prend du temps de se rendre compte que l'on pense comme un Français et d'essayer de casser cela. Et nous appartenons à bien d'autres groupes d'emprise selon notre histoire. ----- COMMENT: AUTHOR: Elena DATE: 11/12/2006 08:52:08 PM Ton article m'a donnée des frissons car il est vraiment fort, et dans le juste. Dans la vie ! Ce que tu dis de l'emprise me rappelle ma relation à ma mère. Encore à 28 ans, je disais que j'appelais ma mère pour savoir ce que JE pensais ! Un comble ! J'ai mis des années pour apprendre à penser par moi-même et surtout à ressentir mon être, mes désirs, mes envies à moi... Tu es sur la bonne voie : ta fuite a été guidée par ton désir de vivre et de te protéger, c'est évident ! Les schémas et les conditionnements défaits, nos barrières démontées, il reste un grand vide extrêmement angoissant, mais c'est le prélude à la naissance de la vrai Gaiia qui n'attendais que ça, que la voie se libère... Tendre pensée pour toi... en qui j'ai confiance pour l'avenir... ----- COMMENT: AUTHOR: Sou DATE: 11/12/2006 09:38:38 PM Peut-on fuir la mort quant la blessure ricane en nous en son étrenité ? Je replonge en ton blog ! Douces pensées Belle Ame ! ----- COMMENT: AUTHOR: bi0hazard DATE: 11/14/2006 01:35:07 PM oh belle fuite qui te permet de te reconstruire. Qui sait, en fuyant en coupant tout les ponts tu arriveras a te faire TOI et être celle que tu ES. fuir? non je dirai renaitre. parce qu'on ne choisit pas sa naissance et son enfance, on pourrai choisir de renaitre non?
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Mardi 20 février 2007
DATE: 11/06/2006 04:50:09 PM Bonsoir à tous et à toutes. Merci de vos messages qui m'encouragent à continuer à me livrer, ce qui me fait un bien immense, j'ai parfois peur de choquer, de provoquer des émotions que je ne saurais accueillir. Ce n'est pas votre cas, du moins, vous ne m'en faites pas porter le poids, et ça, je vous en suis vraiment reconnaissante. Je vais tenter de vous répondre au mieux : Effectivement, comme le dit si bien Enriqueta, ma mère n'était pas une "maman" (d'ailleurs, j'écris "n'était", comme si elle n'était plus de ce monde !). Elle était absente à nous (moi et ma soeur). Je ne peux pas dire que j'ai eu une maman à l'écoute des besoins de ses enfants, attentive à leur développement. Non, elle était toujours à me reprocher son "sacrifice" : "je me suis assez sacrifiée pour toi... etc", toujours à mettre sa condition de femme-élevant-seule-ses-2-enfants avant tout, avant nous, avant sa famille. Effectivement, avec le recul, j'ai l'impression de lui avoir servi de maman, c'est peut-être pour ça qu'elle a vécu mon départ comme un abandon et qu'elle s'est elle-même abandonnée en perdant 8 kilos et en faisant une grave dépression. Mais là, une fois de plus, elle me l'a reproché ; pas une seule fois, elle n'a pris son courage à deux mains pour venir me chercher, elle ne savait que pleurer l'abandon de sa fille (tout d'un coup devenue "fille chérie" comme par enchantement). Quand j'étais petite, je me souviens de me lever la nuit pour voir si elle respirait, ça, c'était parce que je savais qu'elle était gavée de médicaments pour dormir et parce que le soir, avant de se coucher, elle me disait "je voudrais m'endormir et ne jamais me réveiller" et puis le matin en se levant, elle se regardait dans la glace et disait : "oh la la on dirait un zombie". Pas étonnant que, ça plus les attouchements de mémé, je sois devenue insomniaque ! Et puis pour répondre à Marie : la résilience.... Je crois vraiment au "tuteur de résilience", ce tuteur est peut-être (sûrement) mon psy, et aussi mon oncle que je voyais une fois par an lorsque j'étais petite, il est mort quand j'avais 12 ans. Bien que l'ai vu peu de fois, je n'oublierai jamais qu'il a été la première personne à avoir confiance en moi, à m'estimer... J'y ai donc pris goût ! J'ai un peu travaillé sur le tuteur de résilience pour mon mémoire, c'est très intéressant et je suis persuadée que nous sommes tous, un jour ou l'autre, amenés à rencontrer cette personne bien veillante, bien-traitante, qui redonne confiance. Du coup, cette réflexion répond un peu a Elena, je pense que sans cette personne, je n'aurais pas la force. Je n'oublierai jamais que, avant de commencer cette thérapie, je n'avais pas "conscience" des attouchements, de la dureté de ma mère, de ma soeur, je pensais que j'avais bien mérité le viol dont j'ai été victime à 15 ans, c'est pour ça que je n'ai jamais porté plainte, je pensais être méchante, vilaine, je devenais folle, en pleine dépression je pleurais 5 jours sur 7, je me tapais la tête contre les murs la nuit, je ne dormais pas, incapable de faire l'amour.... etc Tout ça, je ne pourrais jamais l'oublier et je ne pourrais encore moins oublier que sans cette rencontre, je n'en serais pas là aujourd'hui ! ça serait bien que je me mette à exprimer ma colère autrement que contre moi-même, j'y arrive parfois mais c'est dur, je me fais peur ! J'ai peur de l'image que ça pourrait donner de moi, peur que les gens ne cessent de m'aimer ! c'est dingue, j'en suis toujours là ! Et puis enfin, Irène, tu as raison, une maman ange ça n'existe pas, et je suis bien heureuse d'être sortie de mon rêve ! car il était impossible, il fallait vraiment que je me sorte de là, ça a été dur au début, plein de culpabilité et de honte de ce que je pouvais ressentir vis-à-vis de ma mère ! Aujourd'hui encore, ça reste dur ! Ma maman, nooooooon, penses-tu, pourquoi aurait-elle pris conscience de tout cela, elle est toujours en dépression mais aujourd'hui elle est persuadée que c'est dû à mon absence ! du moins, c'était le cas l'année dernière! Merci encore de me lire, vous me soignez ! ----- COMMENT: AUTHOR: irene DATE: 11/06/2006 08:45:55 PM Si on peux t'aider n'hésite pas, continue d'écrire, ça fait du bien, je te cite une chose que j'ai faite quand je ne pouvais plus rien dire à ma mère à cause de son âge, j'ai écrit toute ma révolte, toute ma haine, j'ai fait un petit bateau avec la feuille, que j'ai enflammé et je l'ai laisser filer sur la Moselle, ça m'a fait plus de bien que 10 ans de thérapie de voir ma haine bruler et couler. Reconstruis toi ----- COMMENT: AUTHOR: Elena DATE: 11/06/2006 11:40:42 PM C'est toujours émouvant de te lire... ton histoire est incroyable... J'avais juste envie de réagir sur une chose dont tu as parlé : le sentiment d'abandon de ta mère lorsque tu es partie. Je crois qu'il ne faut pas confondre : tu n'es pas la mère de ta mère. Un enfant ne peut pas abandonner sa mère. En tout cas, j'admire, comme je te l'ai déjé dit, tout le travail de reconstruction que tu fais sur toi ! Bravo ! Ca demande énormément de courage ! ----- COMMENT: AUTHOR: faust DATE: 11/12/2006 11:33:43 AM OUi bravo, tu as une force hors du commun, tu as une chose en toi que peut d'humain comprenne, tu es toi, mème si tu ne t'en rends pas encore bien compte, tu te sauves, tu t'es toujours sauvée. Je t'admire, continue écris, sors cette colère, hurle là, nous sommes avec toi... Courage ----- COMMENT: AUTHOR: alibi-bi . DATE: 11/13/2006 08:38:48 AM "La nuit je rêvais de ses grands yeux de colère, je rêvais qu'elle allait me dévorer, c'était fait, de l'intérieur. Oui, elle me dévorait."... J'ai pris ces mots là dans le 'premier chapitre'! Tu parles de la bienveillance et du tuteur de résilience: "je n'oublierai jamais qu'il a été la première personne à avoir confiance en moi, à m'estimer... J'y ai donc pris goût !" Et oui, on prends goût à ces sentiments de confiance, surtout lorsque l'on a ton histoire!! Les psy ne sont pas tous extras, mais fort heureusement il y en a des trés bons!J'en sais quelque chose!! La mienne m'a fait poser le doigt sur le fait que j'ai retenu de mon enfance les excès de ma mère, noyant dans une sorte de Non-mémoire la bienveillance de mon papa! Il fallait quelqu'un d'extèrieur pour me faire ouvrir les yeux! Je la remercie sans cesse depuis! Adelphiquement.Evelyne
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Mardi 20 février 2007
DATE: 11/06/2006 03:46:37 AM peut-être que je choque ? en tout cas, si c'est le cas, ce n'était pas voulu et je le comprends. Je comprends que certaines personnes peuvent être choquées par ce titre. Mais ma mère est vraiment une sorcière. Elle m'a fait croire qu'elle était la plus belle du monde, la plus douce, j'ai voulu croire ça et j'en suis toujours (presque) persuadée. Ma mère, c'était un ange, une sorte d'entité intouchable, quelque chose de surnaturel, assexué, une vierge, une sainte. depuis que j'ai commencé la thérapie, j'ai pu enfin (m') avouer sa violence, son désespoir, son égoïsme, son narcissisme. elle m'a répété pendant des années que j'ai fait partir mon père car j'étais "infernale" : "tu as été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase" me disait-elle. J'ai réalisé il y a seulement 3 ans que : le vase était donc déjà bien plein et que je n'y suis pour rien dans le fait que mon père soit parti alors que j'avais 3 ans ! De plus, je souligne que mon père est parti avec une autre.... Elle a toujours refusé que nous allions vivre chez notre père, elle n'avait pas confiance en lui, mais une fois de plus, c'était déguisé, elle ne le disait pas ouvertement. en apparence (au travail et dans le monde extérieur) elle était belle, sereine, calme, douce, désespérée, pauvre petite fille... à la maison, elle était hystérique, elle me tapait, acceptait tout de ma soeur, jusqu'à accepter le fait que je dorme par terre dans le salon. Elle se vantait de ses filles "qui, à l'âge de 8 ans, savaient rentrer toutes seules à la maison et se faire à manger..." Qu'est-ce que je l'aime, je l'aime à en mourrir. Je me souviens de son odeur, son odeur de robe de chambre, ses pleurs désespérés dans la salle de bains où j'allais la consoler, la tête qu'elle avait quand elle avalait ses médicaments les jours de migraine. Sa toute petite voix. Elle, elle ne m'a jamais prise dans ses bras, jamais consolée, jamais coiffée, non, elle, elle me tombait dans les bras, elle pleurait, se lamentait La nuit je rêvais de ses grands yeux de colère, je rêvais qu'elle allait me dévorer, c'était fait, de l'intérieur. Oui, elle me dévorait. Je rêvais à la maman que j'avais en extérieur, celle que les gens voyaient, pas celle qui était à la maison, à l'intérieur, celle là, je l'ignorais. Je crois bien que maintenant, il faut que je compose avec les deux, le bien et le mauvais, car, à l'heure d'aujourd'hui, vu qu'elle n'a plus la même vie (remariée avec un homme riche, ce qu'elle a toujours voulu), elle a peut-être changé (j'en doute). Oui, il me faut accepter sa mauvaise nature, et sa bonne nature. C'est dur, c'est tout mon mythe, tout mon rêve qui part en fumée. Adieu la maman-ange ! ----- EXTENDED BODY: ----- EXCERPT: ----- KEYWORDS: ----- COMMENT: AUTHOR: enriqueta EMAIL: enriqueta64@yahoo.fr IP: 83.114.31.82 URL: http://www.enriqueta.blogs.psychologies.com DATE: 11/06/2006 08:58:49 AM Il me semble surtout que ta mère n'était pas une maman, c'est toi qui jouait le rôle de la maman, non? ----- COMMENT: AUTHOR: Marie EMAIL: mariesprunger@hotmail.com IP: 83.181.110.65 URL: http://marievie.over-blog.net DATE: 11/06/2006 09:04:34 AM Bonjour, Merci pour ton passage sur mon blog.... Je veins de te lire, c'est très troublant...il y a des mots qui me font penser à ma mère... Bravo pour ton courage, le travail que tu fais sur toi..bravo... Bises et une douce journée A bientôt ----- COMMENT: AUTHOR: irene DATE: 11/06/2006 09:12:40 AM Une maman ange, ça n'existe pas. Je comprends que tu aies souffert, moi non plus je n'ai pas été une maman ange et la mienne encore moins, il y a des lignées comme ça, où les femmes ne sont pas des anges. La tienne en a-t-elle pris conscience ? La mienne, non ! ----- COMMENT: AUTHOR: Etoile25 DATE: 11/06/2006 04:56:57 PM Bisous et courage tu es sur la bonne voie !!! ----- COMMENT: AUTHOR: faust DATE: 11/12/2006 11:24:09 AM Je te lis toujours, je suis de plus en plus effarée par ta vie, ton enfance martyre... Non les mamans ne sont pas des anges, mais doivent être des protectrices, ma mère a été douceur et tendresse, je suis, je pense, et mes enfants le disent une mère attentionnée... pourtant je ne me sens pas "ange", dans chaque être humain sommeille un démon... j'ai dû leur faire mal je n'ai pas toujours su cacher mes chagrins... Je voudrais te caliner, virtuelement tu accepteras peut être, ma tendresse.
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Mardi 20 février 2007
DATE: 11/05/2006 11:32:22 AM J'ai décidé d'habiller mon blog différemment car j'ai réfléchi : après tout, ce blog, c'est un peu moi, c'est moi dedans, c'est celle que je suis et que j'ai toujours été. Mais en vérité, en extérieur, jusqu'au commencement de ma thérapie, j'étais toujours radieuse, souriante, bien habillée, colorée, je faisais tout "bien", pour plaire. J'aurais fait n'importe quoi pour plaire, plaire à tout prix. Je ne me mettais jamais en colère devant les gens alors que je rentrais des colères enragées dans l'intimité, avec mon copain... C'était comme ça pour tout, en apparence tout allait bien et à l'intérieur, c'était le désespoir, la colère contre tout et n'importe quoi (contre moi-même). Ce blog, j'ai envie de l'habiller comme je suis vraiment, un peu sombre et parfois quelques touches de couleurs, quelques petites étoiles qui brillent dans la nuit. Pas tout sombre non plus car il y a les petits bonheurs de la vie comme ma Gaïa, et puis Aïcha, la minette. ----- COMMENT: AUTHOR: alibi-bi . DATE: 11/12/2006 03:52:59 PM "Ce blog, j'ai envie de l'habiller comme je suis vraiment, un peu sombre et parfois quelques touches de couleurs, quelques petites étoiles qui brillent dans la nuit."... C'est trés joli!! Du moins, il me plait comme ça à moi! Je reviendrai ce soir, là, ma grande a besoin de son 'taxi'!! Adelphiquement.Evelyne. ----- COMMENT: AUTHOR: fadulina DATE: 11/13/2006 10:44:43 PM habille ,revêts, enveloppe,enrubanne même si l'habit ne fait pas le moine ici on se sent chez soi.... pensées douces
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Mardi 20 février 2007
DATE: 11/04/2006 06:19:40 PM "Les noces barbares" de Yan Queffelec, je suis tombée dessus par hasard, enfin, bien que je sois convaincue depuis le commencement de ma thérapie, que le hasard n'existe pas. Seulement des coïncidences. Evidemment puisque le titre était très évocateur pour moi. Les noces : le mariage, joindre, association, union, oui union avec sa mère (pour ceux qui ont lu le livre). La barbarie: la sauvagerie, le vandalisme (le viol), détruire. Ce livre m'a bouleversée, oh comme je comprends le petit garçon "débile" qui en fait n'est qu'un petit garçon maltraité. Telle que je l'étais moi, toujours la plus petite et la plus maigre, toujours la dernière, je bégayais, j'avais le spasme du sanglot, j'ai marché très tard (mon père me faisait des croches-pieds lorsque j'ai commencé à marcher : ça, ce sont les dires de ma mère et puis il se moquait de moi dès que je commençais une phrase, il me coupait sans arrêt la parole, ce qui fait que je bégayais, jusqu'à l'âge de 6 ans). Quand j'étais à l'école, je ne recevais plus les coups de ma mère, mais de la maîtresse, les humiliations aussi. Et puis à la maison, je ne dormais pas dans le grenier comme le petit garçon dans le livre, mais dans le salon, par terre, comme un chien, sans mes affaires, sans rien, je planquais ma trousse d'école derrière le canapé "pour pas faire désordre". Je n'étais pas chez moi, obligée de me replier dans la cave, de peur de prendre encore des coups par ma soeur ou ma mère. Au risque de croiser le vieux du dessus, lui qui me tripotait ma choupette, il m'asseyait sur sa table de travail, me tenait d'une main et me tripotait de l'autre... D'ailleurs, depuis le début je n'étais pas chez moi : lorsque je suis née, la première fois que ma soeur m'a vue, elle m'a mordu la joue jusqu'au sang. Peu de temps après, ma grand-mère (celle qui me tripotait ma choupette dans le lit la nuit), elle l'a surprise en train de me taper sur la tête avec une toupie en fer... Oui, ma mère est une sorcière, oui ce livre il m'a bouleversée. Combien de fois ai-je voulu sauver ma mère, la sauver de sa dépression, de l'abandon de mon père, j'aurais voulu lui suffire, je pensais que j'en étais capable, j'étais prête à n'importe quoi, mais pas à étouffer, elle m'étouffait oui, c'est pour ça que je suis partie, je lui ai dit, mais elle n'a pas entendu... La pauvre, pauvre petite fille perdue, abandonnée à son triste sort. Abandonnée par son père mort, abandonnée par son mari, abandonnée par sa fille qui s'est barrée à l'âge de 15 ans. Oui, la pauvre, encore un peu et j'aurais pitié d'elle, si elle ne m'avait pas fait tant de mal. et dire que je ne ressens toujours pas la colère, et dire que lorsque je pense à elle, même en ne l'ayant pas vue depuis plus de 2 ans, je n'ai qu'une envie : essuyer ses larmes et la serrer dans mes bras. C'est le psy qui serait pas content d'entendre ça. Mais c'est comme ça. D'ailleurs, c'est pas de l'amour, ni de la bonté, ni de la gentillesse, ni de la faiblesse de ma part, non, c'est du désespoir, un profond désespoir à ne pouvoir penser et ressentir les choses autrement. ----- EXTENDED BODY: ----- EXCERPT: ----- KEYWORDS: ----- COMMENT: AUTHOR: irene DATE: 11/04/2006 08:46:52 PM je te lis, je veux que tu le sache, mais c'est trop dur, je e lis, je te comprends ----- COMMENT: AUTHOR: Elena DATE: 11/05/2006 11:55:04 AM Le titre de ton article m'a vraiment interpellée... vraiment... C'est terrible ce que tu racontes sur ton enfance... bouleversant... Et la fin de ton article avec ton envie de consoler ta mère et la serrer dans tes bras... Ton drame, c'est ta sensibilité et ton humanité... Comment devenir forte, suffisement en tous les cas pour se choisir avant l'autre, s'écouter avant l'autre, ne plus se nier, ne plus se détruire... ? Je crois, en effet, en la colère... la colère pour soi, pour montrer et sentir le refus pour soi de la maltraitance, la colère comme instinct de vie, de surcie, comme marque de respcet de soi, pour dire "non", ça je ne l'accepte de pas.. Beaucoup de courage à toi... encore sur ton difficile chemin de reconstruction, de vie, et de redécouverte de l'amour... Je t'envoie une belle pensée en ce dimanche ensoleillé ici, chez moi, à Genève.. ----- COMMENT: AUTHOR: Marie DATE: 11/05/2006 03:19:19 PM Bonjour, Ton histoire est terrible et fais froid dans le dos...tu as beaucoup de courage ! Bravo pour l'avoir écris, car il faut de la force... Que pense tu de la résilience ? Bravo pour ton blog, je reviendrais c'est sur... Bises et à bientôt ----- COMMENT: AUTHOR: nefertiti DATE: 11/06/2006 12:00:16 AM je rentre juste , je fais un tour : je te retrouve .... pas assez de mots , je t'embrasse très , très fort si tu veux bien !!!
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Mardi 20 février 2007
DATE: 11/01/2006 01:25:39 PM Ma princesse, ouf, elle va bien, les kystes sont des tumeurs, ce qui pourrait être inquiétant ... Mais comme elle se fait vieille, elle aura le temps de mourir de vieillesse bien avant que le cancer ne se développe. Me voilà rassurée sur sa santé dans un avenir proche, mais il n'empêche qu'elle se fait vieille ! Ce matin je l'ai emmenée à la plage, elle était toute contente, elle ne me lâche pas d'une semelle, elle ne me laisse même pas nager toute seule, elle fait tout pour me ramener au bord, en plus, elle nage plus vite que moi avec ses trois pattes, les gens sont baba. ----- COMMENT: AUTHOR: La fée "saudade" DATE: 11/01/2006 06:03:54 PM J'ai lu ton histoire... triste et cruelle... mais tu es très courageuse, tu es forte et tu as le coeur sur la main... Tu es belle et riche de l'intérieur, à toi de le découvrir, de te faire confiance pour qu'enfin tu puisses t'épanouir et aller vers les autres... ces autres qui te font peur mais des quels tu as tant besoin comme tout le monde. Je te souhaite d'apprendre à aimer ton corps, à le respecter... Prends soin de toi... enrobe ton corps de lait de toilette tous les jours... tu n'aimeras peut-être pas au début... mais ça viendra... Je continue à te lire... Bises ----- COMMENT: AUTHOR: alibi-bi DATE: 11/02/2006 05:09:27 AM Tétue je suis, et surtout j'avais trop envie de faire partager cette photo au plus de monde possible! Alors voila comment Sothis a débuté son blog: http://sothis.blogs.psychologies.com/ar/2006/10/la_vie.html Bon voyage au pays de la magie de la vie!!! Adelphiquement Evelyne qui va(ira) remercier Sothis une fois encore... Vérification faite, le lien fonctionne!!lol!! ----- COMMENT: AUTHOR: Boutou DATE: 11/04/2006 12:09:54 AM waw!! cette photo de samuel et cette histoire est vraiment..!! je trouve pas le mot, encore sous l'effet! soubhana allah! pour Gaïa, qd vs dites qu'elle veut pas vous lâcher d'une semelle...peut-être ressent-elle vos soucis, et essaie-t-elle de partager des moments de bonheur avec vous, pour dire qu'elle est encore là pour vous!! je suis pas trop 'chiens' mais plutôt 'chats'. et je ne peux qu'admirer le courage de Gaïa, et votre courage aussi!! amitiés
par gaiia publié dans : lincestemavie
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